Ma vie et moi
A BERNARD GIRAUDEAU
Je ne savais pas comment en parler sur le webzine.
Quel lien faire avec le sport et le bien-être sans qu’il ne soit tiré par l’un de mes derniers cheveux.
Et puis jai découvert avec émotion et admiration un magnifique entretien de 2 pleines grandes pages dans Libé du 10 mai 2010, par Eric Favereau.
Il m’est alors paru simplement évident que je devais vous faire partager les mots de Bernard Giraudeau sur la maladie, le corps et l’esprit. Terrain connu pour malinmaligne…
Je vous « offre » comme un cadeau sa dernière réponse :
Qu’est-ce qui vous manque ?
Je suis privilégié, il ne manque rien. J’ai beaucoup de chance, j’ai des gens qui m’aiment et je ne vis pas seul dans une chambre de bonne avec une chimio tous les jours. Il me manque simplement ma connaissance personnelle pour avancer sur un chemin qui serait plus épanouissant. Là, je suis sur un corps, je suis certain qu’il y a une force de l’esprit qui permettrait de retrouver un équilibre. Je n’ai pas de réponse, je dis simplement que je devine, je le sens, que cela me fait du bien de le faire, de méditer, d’aller vers çà, d’aller vers ce point d’équilibre. Ou simplement savoir qu’il y a un point d’équilibre, la note juste.
Tout le reste de l’article n’est que pudeur, force, courage, densité, intelligence de vie et humanité.
Comme dans cette petite vidéo à voir ici. Vous pouvez lire l’intégralité de l’article sur le site de Libé
. C’est gratuit, merci Libé !
Et puis… n’oubliez pas de vivre, de tout et de rien, surtout de riens.
Et de sourire.
Parce que c’est à çà que nous invite Bernard Giraudeau.
Et Enzo qui est à l’hôpital depuis mercredi.
Et nous avec eux.
Un sourire noir pour finir, avec 2 commentaires d’internautes en réaction à l’interview de Bernard Giraudeau… finalement tout le sport qu’on fait ne servirait à rien…
Crédit photo : Bernard Giraudeau en 2009 (AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN)






















GRENOUILLE ADRImai 14, 2010 at 08:08
Ce que j’aime par dessus tout sur votre site, c’est l’amour de la Vie, je l’ai ressenti dès que j’ai lu les mots employés pour votre combat avec Enzo pour être à ses côtés.
J’ai déjà vu Bernard Giraudeau en interview et la chance n’a rien à voir avec tout ça. C’est surtout une philosophie de la vie qui appartient avant tout à ceux qui luttent pour la garder.
Alors Mel, Man, oui sourire à la vie est important, le bien-être est important, tout ce qui nous fait sentir Vivant est important surtout pour ceux qui ont besoin de notre soutien dans leur lutte contre la maladie, dans leur combat pour LA VIE.
Merci Man pour ton cadeau.
Melmai 14, 2010 at 15:21
Je pense Adri que la chance c’est celle qu’il faut avoir en grosse quantité pour vivre toute une vie SANS la maladie.
Parce qu’il ne suffit pas de faire attention, de manger bio ou de faire du sport. Ca aide mais ça ne suffit pas, encore faut-il avoir du bol, beaucoup de bol.
Merci pour ce joli commentaire, il rejoint une phrase que je tourne en boucle depuis hier, tirée d’une chanson de Benjamin Biolay « oui la douleur m’éventre, mais je ris dès que je peux… »
Enzo va mieux
Mmai 14, 2010 at 18:35
on a avec notre souffrance un lien étrange à la fois intime et distancié : on somatise nos douleurs morales, on intellectualise nos douleurs physiques, comme si on était deux et qu’on se renvoyait la balle. On veut faire quelque chose de la douleur comme si lui donner un sens la rendait plus supportable, plus compréhensible. Et si elle n’avait pas de sens, si on la privait de toute interprétation quand elle nous tombe dessus, si on arrêtait de se chercher une responsabilité, une culpabilité à sa survenue, ou une sacralisation lorsqu’elle s’installe. Elle est là simplement là, dans toute sa cruauté, pan intolérable de notre vie, « cette histoire racontée par un idiot pleine de bruit et de fureur et qui ne signifie rien. » C’est un petit retour à la « lettre à M » de Man, parce qu’effectivement au milieu de tout ça il y a les rencontres, gràce à vous deux, j’ai relu Mac Beth et repris ma plume. J’espère que vous ausi, vous nous sentez là, tous vos « Malin Maligne » et qu’on vous apporte également des instants où vous vous sentez accompagnés sur votre chemin si difficile. Super Enzo que j’embrasse ! Et vous aussi !
La Fée Clochettemai 14, 2010 at 20:22
Je tourne et retourne ça dans ma tête, je pense à vous, je ne sais pas quoi dire, pas quoi écrire, l’impression de tomber à côté, peur de mal dire.
Vous dire que vous êtes courageux ? Vous allez répondre que n’importe quel parent ferait comme vous.
Je ne sais pas…
Je vous trouve une force, une énergie impressionnante et surtout, surtout, on sent tellement l’amour pour vos enfants et dans votre couple.
Débisous pour toute la famille.
Melmai 15, 2010 at 08:56
@M : merci tout simplement. Oui on vous sent là, autour de nous. La maladie d’un côté, nous tous avec Enzo de l’autre. Nul doute qu’à plusieurs on sera plus fort.
@La fée : non tu ne tombes pas à côté, ce sont les silences qui tombent à côté, pas les mots. Et les tiens m’ont touchée.
Merci La fée et débisous à ta tribu.
plein les pattesmai 15, 2010 at 22:17
Chance, destin, faut-il une justification à la maladie, à « pourquoi moi, pourquoi lui » ?…
Passé le temps des questions, vient le combat, et comme toutes guerres c’est souvent avec des alliès que l’on espère et que l’on gagne.
Et on choisit ses alliès : le sport pour certains, la lecture,la famille, les amis, les défis avec soi-même (un marathon ?), bref des exutoires indispensables à la vie.
Et puis, si avec ma modeste participation sur ce site je rentre dans cette catégorie des alliès, alors c’est moi qui vous dis merci pour cette force et cette envie que vous dégagez…
Virginiemai 16, 2010 at 11:31
les mots sont décidément bien difficiles à trouver parfois.
Mais il faut y parvenir pour que vous sachiez qu’avec vous, pour vous aider à combattre la maladie et la souffrance, les attentes et les angoisses, vous avez une armée de petites plumes qui tente avec ses modestes moyens de vous soutenir, de faire en sorte que le sourire ne s’efface pas de vos visages.
Parce que, oui, l’injustice est là, cruelle, mais aussi difficile que cela puisse être, continuer de croire en la vie et profiter de tout, tout le temps, surtout de ceux que l’on aime sans en perdre une miette…
pas sûre de les avoir trouvé, les mots justes…
bises à vous tous
valémai 16, 2010 at 19:02
La vie est faites de plein de choses (heureuses, difficiles, …), vivons la le plus intensément possible avec partage, joie, amour, passion, courage, etc…
Vous en etes un beau reflet.
Merci pour ce message et bravo à vous.
Bises
Melmai 16, 2010 at 21:45
@PLP @Virginie @Valé : merci à vous pour ces lignes de réconfort qui nous vont droit au coeur.
Je quitte Enzo à l’instant. Il va bien mieux. L’infection semble enrayée, les antibios ont eu sa peau.
La fièvre est partie. Même plus besoin de masque ni de blouse, on a pu faire le plein de câlins.
…
Manjuil 17, 2010 at 12:22Author
@BERNARD GIRAUDEAU : samedi 17.07.2010. Où que vous soyez désormais. Si vous le pouvez. Si vous le rencontrez. Prenez soin de notre Enzo.