Courses toujours
Le mystère des 24h de Villenave d’ Ornon
Or donc samedi 10 septembre à 11h00 était donné le départ des 24h de Villenave d’Ornon 2011. On ne se serait jamais douté de l’existence d’une telle épreuve si Cédric (clic) ne nous l’avait pas faite découvrir.
Tout a commencé la veille au soir par un dîner autour d’un plat de pâtes avec Jaimadore pour le dessert, enfin je veux dire Jaimadore qui devait apporter le dessert et qui est arrivé avec une bouteille de Chianti. Original.
Magie de l’Internet mondial, Cédric on le connaissait sans le connaître. Il a porté les couleurs de Malin Maligne et d’Enzo aux 6 Jours d’Antibes (clic), épreuve qui défie notre entendement. Nous on s’attendait à le voir débarquer du train de Paris avec un entonnoir sur la tête, une chemise Hawaïenne et une paire de baskets en pendentif. On n’était pas loin de la vérité, Cédric est manager informatique ou un truc du genre. Il fait des kick off meeting au début de chaque mission, se fait suivre par un carreer manager et bosse actuellement pour un joint venture. Cédric est aussi bilingue en anglais et imite parfaitement l’Indien de la plateforme informatique de Bangalore, son sous-traitant.
On lui a posé 10 000 questions pour le comprendre, savoir comment il était passé du semi-marathon aux 6 jours d’Antibes en sautant la case marathon et autres 100km, on doit bien avouer qu’on ne sait toujours pas…
C’est aussi ça le problème de l’interviewer, réussir à faire abstraction de soi, éviter de se mettre à la place de, sur ce coup là on n’a pas été capable, on a fait un transfert qui a échoué. Fatal error.
Je dis on et nous parce que pour une fois Bob et moi on est raccord. Ni lui le mordu de course à pied, ni moi l’intermittente du sport n’avons été touchés par la grâce de l’apôtre de l’ultrafront. Pardon de l’ultrafond.
Tant et si bien qu’après avoir passé 6 heures à questionner deux prototypes du genre sans espoir de révélation, nous avons décidé de nous rendre sur place le lendemain pour voir à quoi pouvait bien ressembler les autres représentants de l’espèce.
Stade Trigan à Villenave d’Ornon. On arrive vers 14h30, il fait 31° à l’ombre, heureusement j’ai mis une jupe et des talons.
Première impression, première sensation d’effroi : le parcours. Un kilomètre dans l’enceinte même du stade, autour et sur la piste de 400m, aménagée avec chicanes et virages en épingle à cheveux. Un grand prix de F1 de un kilomètre.
Deuxième impression, deuxième sensation d’effroi : des coureurs comme des automates, on se croirait dans Midnight Express dont une phrase culte nous revient « la mauvaise machine (le prisonnier qui ne tourne pas dans le même sens que les autres) ne sait pas qu’elle est une mauvaise machine »…
Troisième impression, première sensation positive : Cédric tout sourire, heureux d’être là, il court à notre rencontre. Il a prévu d’alterner deux heures de course-une heure de marche. On tombe bien, il est dans la phase marche-arrêt. Jaimadore est là aussi, déguisé en Laurence d’Arabie sous le soleil. Il s’est porté bénévole après sa grave blessure à l’épaule qui l’a obligé à déclarer forfait pour ce 24h de Villenave d’Ornon.
Le public des coureurs est d’une rare hétérogénéité, des jeunes femmes, des hommes mûrs, un jeune adulte, un champion local, le champion de France du 24h, une dame âgée, des semis marcheurs, des vrais coureurs etc
Interviews.
Philippe, Ultrafondeur : pourquoi je cours ? Je me le demande, je me suis donné 24h pour trouver la réponse.
Sofia, jolie brune, athlète du club de Villenave : pourquoi je cours ? C’est un pari avec mon entraineur et les filles de mon club. Il m’a défié de le faire avec lui, total il a déclaré et moi je suis là … je compte courir vraiment 24h et ne pas dormir et lundi j’enchaîne avec une journée boulot. Voilà, voilà.
Cédric, blogueur ami de Malin et Maligne : pourquoi je cours ? J’ai commencé à courir un jour où je me suis retrouvé face à face avec mes bourrelets dans ma baignoire. En deux ans, je suis passé de dix minutes de course non stop à six jours à Antibes. C’était fort, c’était beau, même si mon pied gauche a doublé de volume en course, et qu’il lui a fallu dix jours pour retrouver visage humain. L’objectif Villenave m’a permis de gérer la dépression post-6 jours d’Antibes et de venir vous voir. J’en profite pour souhaiter un bon anniversaire de mariage à ma femme.
Bob, beau brun, responsable juridique, époux de la star des médias bordelais : pourquoi je ne cours pas ? Parce que je me suis débiné, pourtant un certain Cédric avait écrit un très beau texte pour me motiver (clic)… Pour moi la course c’est d’aller d’un point à un autre le plus vite possible et pas de franchir la ligne d’arrivée cent fois.
Quant à moi, je ne sais que penser, voir courir ces pistards autour de ce stade et penser qu’ils allaient être là debout en train de courir quand j’irai me coucher le soir et qu’ils seraient toujours là debout à courir le lendemain à mon réveil m’a donné le tournis et l’envie de me remettre au Nutella.


































Greg Runnersept 12, 2011 at 14:14
Ce que fait Cédric est tout simplement hors du commun. Ce qu’il fait n’est pas dans nos habitudes. J’ai le sentiment que le plaisir de courir est tous simplement plus fort et que son défi est de maintenir le plaisir le plus longtemps possible…
Bravo Cédric!
Cédricsept 12, 2011 at 17:25
J’étais quand même content de finir pour une fois (contrairement à Antibes où j’aurai aimé que ça continue)
Je crois pas que cela soit hors du commun, certains s’amusent sur 10km, d’autres préfèrent la grande distance où on prend son temps
Melsept 13, 2011 at 21:38Author
@Greg : en effet on en parlait justement avec lui, il aime courir (contrairement à moi)
@Cédric : comment tu vas mieux ?
Cédricsept 13, 2011 at 21:42
@Mel : ben ça va, ça tire encore un peu MAIS ça va moralement
Melsept 13, 2011 at 21:52Author
@Cédric : bon si moralement ça va, ça va alors !
Objectif : prochaine course
Cédricsept 13, 2011 at 22:39
Objectif : un marathon avec la famille Mel’n Manu
Avril 2012 ? J’aurai p’tet quelques bricoles avant ou après mais faut se prévoir ça !
Quicksept 14, 2011 at 14:33
@Cédric : quel genre de bricoles ?
Cédricsept 14, 2011 at 18:01
@Quick : probablement un 100km ou un 6 ou 12h. Enfin je verrai, si je dois préparer un marathon, faut pas que je fasse mon malin si je veux suivre Mel
Melsept 15, 2011 at 15:54Author
@Cédric : allez avoue, tu sais déjà où et quand …
Cédricsept 15, 2011 at 19:18
Bon y a un début ok :
25 Mars – Marathon Barcelone
21/22 avril – 6/12/24h de Rennes
Ensuite, y aura PEUT ETRE Antibes pour 6 jours, ça dépendra du boulot. Et un retour à Villenave d’Ornon en Septembre probable
Melsept 15, 2011 at 22:42Author
Euh 25 mars-21 avril c’est short pour récupérer …
24 heures en enfer ! | Chez Cédricsept 20, 2011 at 18:45
[...] mon arrivée sur Bordeaux et ma rencontre avec Mel et Manu. Une vraie rencontre, en vrai, dans la vraie vie de vraies gens qui se rencontrent ENFIN en [...]