Testé pour vous
Où l’on parle d’ostéo aquatique

Je pensais écrire ce billet dans la foulée de cette surprenante séance d’ostéopathie dans l’eau et puis non, il m’aura fallu un temps certain pour digérer ce moment et vous en parler.
C’est sur les conseils de Célia (clic) que j’ai rencontré Laétitia Amiot, ostéopathe d’un nouveau genre.
Danseuse professionnelle, Célia fréquente les ostéo comme moi les patisseries. Elle les a tous testés, elle connait leurs techniques, celles qui lui remettent le dos droit et les autres. Elle a besoin d’eux pour continuer à bien travailler, son avis en la matière vaut son pesant d’enchainements de pas fouettés. C’est dire la confiance aveugle que j’ai en son jugement en la matière. Et concernant sa nouvelle ostéo, elle n’a pas tari de : il faut/tu dois la rencontrer, elle est géniale.
J’ai donc pris rendez-vous avec Laetitia.
Elle me reçoit un lundi de pont au milieu d’un mois de mai surchargé de rendez-vous alors qu’elle s’est installée à Bordeaux (Cours de Verdun) que depuis novembre dernier.
Elle est venue à l’ostéopathie aquatique par une amie qui pendant ses études lui avait parlé de cette nouvelle manière de pratiquer. Un mémoire, une soutenance et une spécialisation plus loin, la voilà en quête d’un bassin aux eaux chaudes et tranquilles pour y accueillir ses patients.
Elle trouvera Aux plaisirs de l’eau à Eysines l’accueil, l’écoute et le petit bassin qu’elle cherchait.
Je la rencontre une première fois à son cabinet pour parler un peu de cette pratique novatrice et savoir si je suis éligible pour ce test parce que Laetitia m’explique qu’une séance d’ostéo aquatique ne s’adresse pas à tous. Il lui faut me palper, vérifier mes os du crâne, remettre des choses en place au besoin.
J’ai un peu mal à la nuque, le haut du dos crispé, elle me manipule, travaille un peu sur ma tête et me donne rendez-vous le surlendemain pour une séance dans l’eau. (Hannnnn)
Je connais l’endroit (clic), j’ai testé pour vous les vestiaires (spacieux et clean), les installations (bien pensées), le cours d’aquagym (dynamique) et les différents bassins (le rêve).
Laetitia m’attend à l’entrée, elle me conduit vers le lagon de relaxation. Une eau à 37°, la lumière tamisée, 50cm d’eau pour moi toute seule, des haut-parleurs subaquatiques qui diffusent de la musique douce dans mes oreilles. Le paradis des blogueuses sport est à Eysines.
Elle dispose des flotteurs sous ma nuque et mes chevilles, me demande de fermer les yeux, de me laisser faire et de laisser mon corps parler.
Le principe ? En milieu aquatique chaud et accueillant, la relaxation est totale. La douce pression de l’eau facilite la circulation des liquides corporels (sang, lymphe, liquide céphalorachidien) et la chaleur ambiante joue un rôle analgésique. L’eau me permet de mieux prendre conscience de mon corps. J’ai l’impression que Laetitia bouge à peine ses mains sous mon dos, ma nuque, mes bras et pourtant je sens bien mon corps partir, se mettre en position foetale, se courber ou se raidir selon qu’elle manipule tel ou tel groupe musculaire. Je comprendrai par la suite que l’eau chaude fait remonter les mémoires du corps, qu’elle catalyse les réactions émotionnelles et possède même des vertus anti-dépressives.
De gestes doux en manipulations précises, en état de quasi-apesanteur, je me sens sécurisée et enveloppée, je lâche vite prise et laisse Laetitia travailler sans opposer de résistance. Nettement moins limitée que sur le plan horizontal de sa table d’auscultation, elle peut s’attarder plus et mieux sur ma nuque et mes épaules endolories.
Je ne sais pas combien de temps a duré cette séance. Peut-être une heure, sans doute un peu plus. Je me souviens m’être extirpée de ma douce torpeur lentement et m’être assise dans un coin du bassin pour faire face à Laetitia. Je me souviens lui avoir dit dans un sourire combien elle m’avait soulagée, combien je me sentais bien. Et puis je me souviens avoir ressenti son trouble. De ma réponse à la question qu’elle n’osera pas me poser. Oui j’ai perdu un enfant. Il ne faut pas qu’elle pleure. Je ne suis pas triste. Je suis désolée. Il ne faut pas qu’elle pleure. Ma nuque est dénouée. Je vais bien.
On restera un long moment à discuter, à parler de sa pratique, un peu de moi, un peu d’elle, de mon genou gauche et de mon dos aussi. Au-delà de la rencontre, le souvenir brumeux d’un moment enveloppant et dynamisant à la fois se rappelle à moi souvent…
Si vous souhaitez rencontrer Laetitia, appelez-la de ma part (clic).
74 cours de verdun
33000 BORDEAUX
tél : 05 56 81 18 62 • 06 77 36 58 83

JMjuin 20, 2012 at 09:23
La même chose, mais dans de l’eau de la Garonne? Une idée à creuser.
Cecilejuil 3, 2012 at 14:45
J’ai testé cette pratique à plusieurs reprises à la thalasso de Sainte Marie de Ré où j’ai l’habitude de réparer mon corps abîmé par les ultras que je fais à droite à gauche. Et j’adore ça ! Les deux ostéos la pratiquent et l’un d’entre eux m’a sauvé le marathon des sables l’année dernière… je ne pouvais plus poser le pied par terre à cause d’une sciatique ou quelque chose dans ce goût là. Ma mère était affolée : tu ne vas pas aller courir 250 bornes tu n’arrives pas à aller à la cuisine !
Une séance, une journée de repos derrière et zou c’était reparti ! Cette sensation d’abandon qu’on peut avoir dans l’eau… il faut la vivre un jour.
Cécile
Meljuil 3, 2012 at 15:53Author
@JM : mais j’avais pas vu votre com ! Très drôle
@Cécile : on est d’accord, c’est vraiment génial. On flotte pendant une heure au gré des manipulations de l’ostéo, c’est à vivre !
En revanche, toi, même avec une bonne séance d’ostéo aquatique, repartir comme ça pour 250 bornes dans le sable, c’est incroyable ! Comment tu fais ???
Prends soin de toi, hein.
J’ai envie de continuer à te lire longtemps dans tes exploits