Espelette, la course des crêtes de Christian
Allo Paris ici Espelette.
7h15 départ de Bordeaux la voiture est chargée depuis la veille. Une douche un petit déjeuner copieux et me voici sur l’autoroute de Bayonne pour prendre le départ du 14km d’Espelette. Le rdv est donné au centre ville. Hélène et Christophe, Fabrice, Magali, Nancy, Marie-Anne, son mari, Ingrid et un copain, Frederic et Helene Claire de Chantecler tout le monde se retrouve sous un soleil d’été pour retirer son dossard et réserver une table pour le repas du soir. Il y a de l’électricité dans l’air, c est le stress qui précède la course. C’est bon signe, on veut en découdre. Notre petit groupe s’est repartit sur les quatre courses proposées : 26, 20,14 et 7 km.
Une mention spéciale pour Ingrid et Christophe pour lesquels c’est la première course. Le temps de prendre le repas du midi sur l’herbe et c’est bientôt 13h30 le départ du 26km puis 14h15 le 20 km pour Fabrice, Hélène et Frederic.
Ils partent sous nos encouragements.
14h30 c’est notre tour. Claire, Magali, Hélène, Marie-Anne et moi on plaisante pour éliminer le stress.
A 16h ce sera le tour d’ Ingrid et Christophe.
il fait très chaud près de 30° à la montre de Magali. On boucle le 1er km à 11km/h c’est trop rapide on est déjà aspiré par l’avant.
Le premier ravitaillement est au pied du premier mur. C’est tellement raide que je marche le premier, Magali m’attend Hélène et Marie-Anne sont déjà parties, je regrette de m’être inscrit c’est trop dur, je n’arrive plus à respirer et à reprendre mon souffle.
Magali me rassure et me promet de m’attendre, ça résonne dans ma tête. Ces mots me font du bien, on marche, on se parle, en somme on fait comme les autres. L’escalade du Mandarin se poursuit on décide de recourir dès que ce sera plat. On alterne marche rapide et course à pied.
Deux trois quatre ravitaillements passent et on grimpe toujours. Je commence à retrouver mes sensations de coureur, mon cœur a pris son rythme et le plaisir monte. C’est justement le moment où Magali commence à coincer. La pente est raide et on dépasse les marcheurs, je mène l’allure jusqu’au sommet, un ravitaillement nous permet de récupérer et de retrouver les coureurs du 20 et du 26 km.
Nous attaquons la descente qui est de plus en plus abrupte c’est très consommateur en énergie mentale et physique, nous sommes obligés de faire des poses pour souffler. Les coureurs des deux autres courses nous dépassent comme s’ils couraient sur le plat soulevant derrière eux une poussière qui nous aveugle. Notre descente est remarquable pour des débutants j’entends Magali descendre avec justesse et je m’applique à ne pas perdre de temps malgré la pente.
Le bitume fait son apparition les ravitaillements aussi. Fabrice répond à une question que je posais à Magali, nous ne l’avions pas vu arriver derrière. Il n’est pas au mieux mais sa présence nous fait du bien, on le croyait loin devant nous. Il reste deux kilomètres nous n’avons pas pu admirer le paysage ou si peu, je demande à Magali de continuer toute seule car j’ai besoin de marcher et je ne veux pas la pénaliser. Je suis fatigué par cette descente vertigineuse qui a consommé toute mon énergie. Après un temps d’hésitation, elle décide de jouer sa carte personnelle. Une dernière côte, Didier m’avait prévenu, j’entend le speaker c’est bon signe, un dernier effort, une maman encouragée par ses quatre enfants et son mari, je la regarde, elle est marquée comme moi sans doute.
Enfin l’arrivée après 2h12 de course. 2h02 pour Magali. 1h50 pour Helene et Marie-Anne. 1h 45 pour Claire. Nous nous retrouvons tous après la ligne d’arrivee pour échanger nos impressions. Ingrid a battu Christophe le parcours lui est paru trop court l’année prochaine elle veut faire le 14 km, c’est la relève !
La douche froide nous attend et avec elle une bonne bière puis deux puis trois. On analyse cette course sans relâche, moment très agréable de se retrouver et partager.
On part pour la grande soirée basque. Comme les basques savent le faire tout y est : musique, ambiance, repas, qualité des plats, gâteau basque, on avait pris soin d’apporter nos vins pour compléter.
Il nous reste quelques forces pour danser, c’est une journée bien remplie, on est fatigué et pas pressé d’aller dormir on profite de l’instant présent.
Hélène a mis avec gentillesse une tente à ma disposition pour dormir, je m’y allonge et je m’aperçois qu’elle est n’est pas étanche, je fonce dormir à l’arrière de ma voiture comme Fabrice car il pleut la nuit au pays basque !
Je ne retiendrai qu’une chose, c’est que c’est une course d’hommes avec beaucoup de femmes. J’y reviendrai l’année prochaine avec le groupe sur le 20km, je m’y engage !
Christian
Manjuil 12, 2012 at 08:44
@Kiki : et béh, vous faites la fête sans nous maintenant ! quel monde de brutes, on a vite été remplacé enfin surtout moi. Je prendrai double dose d’entraînement aux Tuileries pour la peine ce soir!
Magjuil 12, 2012 at 09:22
@Kiki : merci pour ce résumé fidèle (aux absents de s’inscrire l’an prochain pour vivre ces moments inoubliables… hein cette p…… d’ascension qui n’en finit pas… cette p…. de descente dont tu te demandes comment tu vas être debout pour boire la bière à l’arrivée…. et cette magnifique soirée, debout sur les bancs avec nos chiffons verts et rouges…. )
@bob : bon là, tu regrettes ton installation à Paris où il ne fait que pleuvoir et où tu n’entends que des anglicismes pour parler de lutte anti mafia… Ici, c’est presque toujours le soleil et la bonne humeur en fraçais dans le texte des retraites. L’an prochain, vient avec Mél qui peut faire la rando avec mes copines si l’ascension d’Espelette la tente moins !!!!
Meljuil 12, 2012 at 09:51Author
@Mag : il se pourrait bien que j’arrive devant toi au 14km l’an prochain !
Pourquoi tu veux que je fasse la rando ???!!!!
Ouinnnnnn !
En tous cas, quelle ambiance !
patoujuil 12, 2012 at 10:43
ouiiiii ! je confirme, Espelette, c’est que du bonheur ! J’ai fait le 14 km cette année pour la 1ère fois, et je suis bien décidée à m’attaquer au 20 km l’an prochain, pour aller jusqu’au sommet du Mondarrain !!!!
après 1 année sous la grisaille parisienne, ce sera un pur instant de bonheur pour toi, Mel
kikijuil 12, 2012 at 10:52
Mél on fait le 20 kms l’année prochaine avec Mag, car on en redemande. Laisse tomber la rando car la montée tu marches même rapide c’est de la rando. Fabrice a une place pour dormir dans sa voiture il faut que tu réserves tes nuitées par sms. En supplément il t’offre le petit dej.
Je t’envoie des photos avant de reserver.
kiki
Dorotheejuil 12, 2012 at 11:36
Coucou Mel, t étais ou ? Tu courais pas avec tes copains ? Bisous
fred0juil 12, 2012 at 16:40
J’étais sur le 14 aussi, c’est vrai que la descente, sur bitume, est longue, surtout sous cette chaleur.
Par contre on ne passe pas au Mondarrain sur le 14.
J’avais fait le 26 l’année dernière et je pense faire le 20 l’année prochaine également!
Meljuil 12, 2012 at 19:40Author
@Patou : toi aussi tu y étais ! C’était the place to be
@Dorothée : hello poulette, j’étais in Paris !
@Fred0 : tu nous dis ton temps ???
MJuliejuil 13, 2012 at 04:03
C’est rigolo ces distances !
Félicitations à vous
Bizz,
MJ
fred0juil 13, 2012 at 12:25
Nan!
1h14
Meljuil 15, 2012 at 11:36Author
@Mjulie : c’est le parcours qui donne la disctance
@Fred0 : c’est énorme !
fred0juil 16, 2012 at 15:35
Nan!
Meljuil 16, 2012 at 15:41Author
@Fred0 : mais si ! J’y tiens
fred0juil 17, 2012 at 15:37
Bon d’accord!
J’étais content de cette course, inscrit deux jours avant, pas préparée, courue détendu du slip! Agréable malgré la chaleur mais s’il avait fallu courir pour gagner des places, j’aurai eu moins le sourire à l’arrivée!