Ma vie et moi
Quelques secondes de plaisir !
Femmes que vous êtes, vous devez être sensibles à la polémique des Jeux Olympiques, le filmage en gros plan des attributs rebondis du bas dos des joueuses de beach-volley ou des sauteuses en hauteur. J’ai lu au moins deux articles sur le sujet c’est dire si l’heure est grave, l’ère est à l’égalitarisme des sexes et aux émotions faciles. Surtout si elles donnent facilement bonne conscience, et détournent le regard de l’essentiel.
À l’heure du culte du corps et la performance, du marketing sportif et des secondes gagnées en Powerade à cher et inutile, on en trouve encore pour s’étonner que les femmes fassent vendre. Ou acheter. Que le conditionnement grégaire qu’on subit au quotidien débouche sur des regards appuyés et masculins sur de jolis popotins.
En maillot de bain.
Sur le tartan rouge sang ou bleu comme l’argent.
Le site web de Le Monde, à propos de la journaliste américaine Sarah Goodyear (clic)
… Pour elle, ce qui se passe aux JO avec le beach-volley est juste « un écho de ce qui se passe dans les rues du monde entier, où la tenue des femmes ne peut être que sujet à controverses » et une nouvelle démonstration que, la plupart du temps, « le corps des femmes est perçu comme une propriété publique sur laquelle ont peut faire des commentaires ».
Non, là franchement, autant je partage le cri des féministes et celui de tout être normalement civilisé face au machisme ordinaire vécu par Sofie Peeters (clic) autant les jolis corps exhibés des sportifs, mâles ou femelles, me semblent faire partie intégrante du sport spectacle, du sport business, un moyen de gagner honnêtement sa vie, pour elles et lui. Ce n’est pas le sexisme qui se cache derrière la caméra, c’est juste la couleur de l’argent, des euros ou des dollars en baskets, crèmes amincissantes et autres petits short sexy.
Pour preuve, toutes les remarques sexistes entendues les samedis matins sur la piste de Chantecler à Bordeaux, les mots de mes amis coureurs, et même de Mel, ces quolibets sur mon petit short moulant, qualifié dans un moment d’endorph’égarement, d’incitation au viol. Tout ça pour un petit bout de tissu, dissimulant un divin fessier certes, mais quand même. Je vous rassure, ces commentaires sans subtilité n’ont en rien modifié ma pratique du sport, je n’ai pas remisé mon petit short en vinyle bleu gauloise très seventies au placard.
En vrai, homme ou femme, le problème des JO est ailleurs. Je ne vais pas vous en remettre une couche ou deux avec le très marxiste philosophe de l’anti-sport, Fabien Ollier (clic), ma critique cette fois est piochée sur le site très conservateur de Le Monde (clic) :
L’anti-intellectualisme nationaliste qui fleurit est une aubaine pour les pouvoirs économiques : pendant la communion autour du sport et de « nos » athlètes, la rébellion est étouffée. L’ »homme révolté » de Camus s’endort au son de La Marseillaise, est bercé par les voix enflammées des reporters sportifs qui savent bien allier vacuité idiote, nationalisme exacerbé et enthousiasme de pacotille. La cruauté de la compétition est gommée par les discours sur la beauté du sport et les qualités psychologiques et physiques exceptionnelles que les champions doivent posséder.
Tout est dit.
Vive la République, vive le sport et vive la France, moi, je me casse en Italie.
PS : c’est l’été, les JO, moi aussi je racole en exhibant les guiboles de Mel! De rien, c’est cadeau pour augmenter la fréquentation du site… Demain les photos de Mel au beach-volley.
Tagged badminton, beach-volley, Jeux olympiques, Usain Bolt


Magaoût 6, 2012 at 22:54
@Mel : trop belles tes jambes ! Alors où partez vous en Italie ? Bises
Melaoût 7, 2012 at 13:33
@Mag : en Italie !!!
Man.août 8, 2012 at 07:20
@toutes : pour prolonger le débat que vous trouvez passionnant, si,si, je le vois bien dans votre regard : http://next.liberation.fr/sexe/2012/08/07/les-jo-la-consecration-du-sporno_838000