Tout est dans le titre. 9 mois que j’y pense, depuis que je rentre 2 fois par semaine du boulot en courant, et là, Mel en Italie, je me suis dit « Va z’y, c’est le moment, elle n’en saura rien, fonce au bois« .

Jeudi, j’hésite, il est 18h40, un pressentiment sans doute, prendre le chemin habituel, Neuilly-Courbevoie-La Garenne-Colombes-Colombes-Bezons-Houilles, ou bien m’aventurer au bois. Au bois de Boulogne.

18h41 j’ai fini d’hésiter, j’imprime l’itinéraire sur GOOGLE Maps, le quai Anatole France- Houilles via le bois (clic)  et go ! je commence tranquille, les berges de Seine réaménagées, un régal, un monde fou, la Tour Eiffel, le Trocadéro et puis… plus rien. La désorientation absolue en pleine capitale nationale, un coup à droite, un coup à gauche, j’étais pourtant sûr que du Trocadéro le bois de Boulogne était indiqué. Mais non. Rien. Dans le zig, puis dans le zag,

4 bornes avant de retrouver la chaussée de la Muette (une pensée pour Mel) et l’entrée du bois.

Ma tête, moi et mes jambes, on était parti pour 16 bornes, Carrefour des Cascades au bois de Boulogne, on sait déjà que ce sera 4 km de rab’ pour nous 3.

Le bois de Boulogne donc, aux environs de 19h45, le Lac inférieur, le Pré Catalan, topissime, des joggeurs comme s’il en pleuvait, plein de sportifs, je me dis que j’ai bien fait de couper par le bois, qu’il faut beau, que j’ai de la chance de travailler à la Société Géniale (clic, tu vas comprendre). Ça ne dure pas. Allée de la reine Marguerite c’est son nom, je croise la route de dame-monsieur habillée comme pour aller au bal des sapeurs-pompiers à Hatrize en 1987 (une pensée pour Karine avec qui j’ai passé un nouvel an d’enfer après que mes potes m’aient planté tout seul en rase campagne hatrizoise, entre Homécourt et Jarny). Le parcours est devenu franchement moins riant, des voitures qui ralentissent, les flics qui patrouillent, comme le lapin d’Alice, je suis en retard, je suis en retard… je suis passé de l’autre côté du miroir…

Le boulevard Richard Wallace, le pont de Puteaux, le quai de Dion Bouton, on se paume encore, j’ai soif, j’ai faim, j’ai mal aux pattes, je veux ma maman… Mon cerveau reprend mes pieds en main, direction le pont de Courbevoie et le parcours habituel boulot-maison. Comme c’est pas lui qui court mon cerveau se fout de nous ajouter presque 4 km, c’est pas son problème.

Colombes, le tram. Un instant d’hésitation. Si on le prend, on peut s’économiser 2 km. Là c’est mes jambes qui se rebellent, un coureur ça court, ça monte pas dans le tram !

On finit dans la douleur, au ralenti, le plan de GOOGLE Maps trône dans une poubelle publique depuis bien longtemps quand je salue Ugo attablé devant une assiette de charcuterie…

23,8 km, 2h08, oléééééééééééééééééééééééééééé !

Moralité  : j’ai grand besoin de vacances.

Paris-Houilles

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2 Comments

  1. kiki Août 12, 2013 at 17:09

    Mèl il est grand temps que tu reprennes la situation en main tu vois quand tu n’es pas là ce que ça donne.
    Bob reprends ton itinéraire de rêve celui ou tu slalomais entre chinoises et japonaises en plein mois de décembre sur les champs,
    très mauvais plan ce bois de boulogne crois moi ma grande expérience du bois de boulogne.
    kiki

  2. Man Août 12, 2013 at 17:30

    @Kiki : Mel est perdue aux tréfonds des Pouilles, pas de connection oueb, pas de wi-fi, pas de Twitter, rien, elle est dans une grotte en plein délirium tremens pour cause de sevrage trop brutal. Pour le bois faudra qu’on en parle quand tu viendras courir les 20 km de Paris…

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