Accueil Courses toujours Courses locales et universelles La Parisienne 2013, la chute

Et bien après le teasing de folaï et les photos de Bob (clic) sur La Parisienne, je n’ai pas du tout la pression pour l’écriture de ce récit de course.
Je vous mets à l’aise de suite, plutôt qu’un incroyable récit, trépidant, plein de charme et d’humour, c’est juste l’histoire d’une belle grosse chute qui a ruiné ma vie.

Je vous raconte ? Ok je vous raconte.

Pour cette édition 2013 de La Parisienne, j’ai pris le départ du Challenge Entreprise avec une équipe de working girls venues de tout le groupe pour lequel je bosse et des 4 coins de la France. Connecting women…

On était toutes heureuses d’être là, de se rencontrer, de courir ensemble, de discuter boulot de manière informelle, de créer du lien.
J’avais réussi à me lever sans trop de difficultés après un repas très arrosé et une nuit trop courte. Arrivés sur site à l’heure, on s’était garé juste à côté du Trocadero, à deux pas de la ligne de départ. Du soleil, 16°, pas de vent, des conditions idéales pour battre mon 34mn de l’année dernière.

Paris encore endormi, un peu embrumé, une lumière magnifique, des touristes un peu, la Tour Eiffel était à moi, Bob et son appareil photo aussi. Le point de ralliement avec les autres filles est facile à trouver, on est toutes là, parmi les premières de ces 35 000 coureuses attendues, on prend place dans la foule, juste derrière la première vague VIP.

Puis un échauffement Reebok avec une top prof de fitness, une Laure Manaudou superbe avec son dossard number one, une Anne Hidalgo privée de son discours fleuve (yeah) (pardon) parce que limitée dans sa com par l’ouverture de la période préélectorale(yeah) (pardon), un Jean-Paul Huchon tout en retenue et un peu perdu parmi toutes ces femmes.
Bref, hier matin je me suis dit que pour une fois, ça allait peut-être bien le faire. J’ai même pas hurlé en apprenant que le parcours avait été rallongé de 700m. Le bonheur était dans le Champs de Mars. Manquait juste Karine Le Marchand. (clic)

Départ à 9h50, dans la deuxième vague. Il y en a eu à peu près 2000 d’après mes calculs. Une ambiance sympatoche, bon enfant. On décide de courir à 5.
Bob me sms qu’il sera sur le quai Branly à la sortie du tunnel avec son appareil photo. Tout va bien.

Et soudain au 3ème km, c’est le drame. Un tout petit bout de ferraille de rien du tout sur le sol, je me prends le pied dedans et … vous vous souvenez de Marianne Chazel et de sa glissade mémorable sur la table de la salle à manger ? La pub pour Pliz ? Et ben pareil mais sur le bitume. J’ai frotté des genoux et des paumes des mains sur 5 longs mètres au moins.

Je me relève mine de rien, je regarde mes mains, ça va, puis mes genoux, ça va pas du tout. Subitement j’ai 8 ans, les genoux en sang, je sens les larmes qui montent, le cri qui va surgir de ma gorge, je cherche maman du regard, je ne la trouve pas. Pourquoi ???

Mes coéquipières me demandent si ça va, je réponds que oui, ça brûle mais ça va.

Non en vrai, ça va PAS DU TOUT. J’ai les genoux ruinés, ça brûle grave, je vais pas battre mon record du monde et surtout je suis à 3 jours de l’évènement de l’année à mon boulot.
Dans 3 jours doit avoir lieu l’évènement du siècle, une inauguration sur laquelle je bosse depuis des semaines avec la venue d’une ministre à la clé. En prévision de ce jour, je suis allée jusqu’à Malaga pour m’acheter une petite robe blanche magnifique, coupée juste pour moi, courte mais pas trop, laissant découvrir le haut du genou, qui met super bien en valeur mon bronzage des jambes et voilà que là hier matin, pour une course de 6km700 dans les rues de Paris, et un petit bout de ferraille que je n’ai pas vu, je me ruine toute seule mon effet de l’année et je fous en l’air ma carrière professionnelle.

Je suis maudite. J’ai du être une serial killeuse d’enfants dans une autre vie pour être punie comme ça.

Ma vie est foutue.

Adieu.

genoux-la-parisienne-2013

8 COMMENTAIRES

  1. @Mel : Pliz, c’était Marie-Pierre Casey, pas Marie-Anne Chazelle… t’es bien sûre d’être tombée uniquement sur les genoux ?

  2. je pensais bien avoir un compte rendu de l’évênement parisien ici….parisianisme oblige, hier aux infos de la 3, on voit la course (pas ta chute) on scrute les images avec une petite pensée pour une jeune amie amateur de raid, et moi en secret je me dis que cette blogueuse bordelaise que je « follow » doit y être aussi….salutations borfelaises!

  3. 2 jolis sparadraps couleur chair et on n’y verra que du feu…
    tu as quand même fini la course?

  4. Ne te plaint pas trop: pour un bout de ferraille qui traîne,il y a aussi un Concorde qui s’est écrasé!
    ça me rappelle un Trail mémorable avec racines apparentes où tu avais réussi à tomber 2 fois sur 10 km.
    Bon rétablissement.

  5. @Man : oh punaise ^-^
    @Kinette : j’y étais, je ne pouvais pas ne pas y être. Tu cours la Bordelaise demain ?
    @Val : j’ai mis des Compeed, la veille. C’était top. Le lendemain les pansements étaient blancs fluo, l’horreur….
    @Liv : 🙂
    @Pascal : par TA faute en plus, j’étais tombée à cause de toi !
    @Nina : non non j’ai mis des collants et j’ai changé de robe. Ca ne s’est presque pas vu. Hum…
    @Faboubou : un truc de djeuns, aucune idée, désolée…

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