Le snorkelling à tout âge, vraiment ?

J’ai repris hier la route du bureau. Jamais plus je ne ferai ma rentrée le lendemain de mon retour de vacances. 9 heures de vol, 6 heures de jetlag, une nuit avec Gaspard qui ne gère pas le dérèglement de son horloge interne et qui vient dormir avec nous en pleurs, mon sommeil oublié aux US, j’ai cherché South Beach partout toute la journée.

En rentrant hier soir, je me suis dit, que je pouvais peut-être faire durer encore un peu le plaisir en écrivant ici ma sortie snorkelling à  Key West, qui restera à jamais dans les annales familiales.

Donc, comme toute ex-sportive bordelaise qui se respecte, en vacances à Miami, j’ai fait du sport. Du running surtout. 7km max que je courrais allègrement en 1h30 laaarge avec 80% de taux d’humidité et 35° de moyenne en plus d’un soleil de plomb, j’ai donné tout ce que j’avais. Pas grand-chose. Mais j’ai quand même donné. Mes jambes m’ont remerciée. La preuve sur mon IG.

Mais la seconde semaine, nous sommes partis à Key West (180 miles de Miami) passer 2 nuits. Chapelets d’îles au milieu de l’océan, face à Cuba. Moins fun, plus roots, j’avais emmené mes baskets, qui sont restées enfermées dans leur housse. Le running à Miami c’est bien, mais le snorkelling à Key West c’est toooooop !!!

Pour ta parfaite information, le snorkelling, c’est de la nage avec des palmes et un tuba à la surface de l’eau pour admirer les poissons et les coraux, trop beaux près de la grande barrière de corail, the reef, comme ils disent.

Personne n’avait envie de faire du snorkeling à part moi. Mais personne ne pouvait m’empêcher de réaliser mon rêve américain. C’était ça ou supporter mon regard de haine tout le reste des vacances. J’ai donc réussi à embarquer toute la famille et à booker 4 heures la sortie en mer à 150$ sur un bateau de plongeurs avec bouteille.

Ne faites JAMAIS ça.

Les plongeurs ça plonge. Et pour plonger, il faut du fond. Au contraire, les snorkellers, ça nagent avec des tubas et pour ça, il faut rester à la surface de l’eau.

Et quand les snorkellers partent avec des plongeurs, tu jettes l’encre loin (très loin) de la barrière de corail pour qu’eux, les plongeurs, ils puissent descendre voir le fond et toi, le snorkeler, pour voir les coraux, tu nages et tu nages et tu nages et tu nages encore jusqu’à atteindre le reef, que tu distingues un peu au loin. Au milieu de l’océan. Fin du rêve américain, quand j’ai réalisé dans quelle galère je nous avais embarqués.

Bob a refusé de mettre un orteil dans l’océan sans gilet de sauvetage. Gaspard lui a emboité le pas. So sexy, le père et le fils avec leur masque, tuba, gilet beige. Ugo a sauté directement sans filet par 50m de fond (ou presque) et j’ai cru le perdre. Je suis descendue à leur suite doucement, lentement, la panique commençant à m’envahir doucement, lentement.

Habituellement, l’eau est mon amie. Quand je nage, le monde m’appartient, je me sens Estelle Lefebure ou Laure Manaudou.

Pas cette fois. J’ai fait une crise de panique. J’ai eu peur de dériver et d’arriver à Cuba ou aux Bahamas à l’insu des 50 touristes et des 3 membres d’équipage présents autour de moi. J’ai eu peur de mourir, je ne sais pas why. J’ai eu vraiment peur, une de ces peurs complètement irrationnelles et irraisonnables qui sont incontrôlables. De toute façon, je n’arrivais pas à utiliser le tuba, j’ai avalé 12 litres d’eau salée dégueulasse avant de me dire que le tuba dans ma bouche n’avait surement pas été désinfecté entre 2 touristes et que je pouvais par conséquent me chopper une septicémie de la bouche, une MST ou pire. Et les mômes pareil.

Je suis donc remontée rapidement sur le bateau. En laissant les enfants avec leur père en gilet de sauvetage au milieu de l’océan. Et de soulagement, j’ai commencé à vomir. Le gentil organisateur m’a dit dans un américain impeccable un truc du genre : « si tu vomis, tu le fais par-dessus bord. Bien cordialement. »

Ce que je n’ai pas fait. J’ai vomi sur le pont et j’ai mis ma tête dedans pour éviter que ça se voit trop. True story. Malheureusement.

Il était 14h00. Fin de la balade prévue à 17h30. 3h30 allongée sur le pont d’un bateau en bikini à vomir tous mes donuts du matin, et à me tordre de douleur, c’est long.

Mais ce n’est pas le pire. Le pire c’est qu’allongée en bikini à vomir, on voyait mes fesses, m’ont dit les garçons. Le pire c’est que pour vomir, j’ai vraiment pris une pose indécente et qu’ils ne voulaient plus jamais JAMAIS aller en mer avec moi. Je suis vraiment en dessous de tout.

Ceci dit, eux ont kiffé leur sortie en mer. Ils ont nagé, snorkellé, vu des coraux, trop beaux, des poissons bleu fluo et d’énormes méduses roses qui les ont frôlé sans les piquer.

Si seulement, ils n’avaient pas eu si honte de moi.

Je vous laisse avec quelques images d’insouciance et de bonheur. Avant l’épisode vomito. Gardez ces images en tête et vive le snorkelling à tout âge !

Stay tuned.

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1 Comment

  1. Sev Août 25, 2017 at 22:18

    On croirait une scène de Bridget Jones… :-)) Désolée pour ce « bad trip » Carmel, mais c’est peut-être la faute aux donuts, finalement, tout ça ;-)… Je te souhaite de revivre quand même une vraie belle sortie de snorkelling un jour!

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