Home Billets préférés

Je crois que 4 mois de mindfulness n’auront pas été de trop pour que je prenne enfin (pleine conscience) qu’il était maintenant temps pour moi de revenir écrire ici. Pour de vrai.
J’ai fait mon break. Tried to run. Tried to hide. Comme chantait Jim mais now that I made the scene, week to week, day to day, hour to hour, the gate is straight, deep and wide, il est l’heure de break on through to the other side.
Yeah.
Je rassure Bob tout de suite. Ce n’est pas parce que je chante du Jim Morrison dans le texte que je suis devenue rock-and-roll. Dieu m’en préserve. Tout juste, reviens-je d’une longue digitale detox bien méritée qui me monte un peu au cerveau. Ce jeûne bloguesque très tendance (on travaille dans la com ou pas), de ceux qui coûtent un bras dans la Silicon Valley, fut pour moi gratuit et reposant, sans doute salutaire même. Comme dans un vieux couple, il est parfois sage de s’éloigner un peu pour mieux se re-sauter dessus. Le tout étant de ne pas trop s’éloigner sous peine de devenir trop vieux, trop raide, trop fatigué et de ne plus savoir sauter.

En d’autres termes, depuis que je fais Sciences Po, comme vous pouvez le constater, je me suis mise aussi aux sciences humaines et sociales. Et à la déconne. Ahaha.
Parce que oui mesdames et mesdames (non la mixité ne passera pas par Malin Maligne), qu’est ce que je rigole à Sciences Po. Je bosse. Dur. Très dur. Mais quel bonheur, quelle bouffée d’air frais, quelle régénération de neurones. Je m’éclate !

Quel rapport entre le blog et Sciences Po ? Aucun.
Enfin si, lorsque je m’éclate, je vais plutôt bien et je retrouve du temps de cerveau libre, vue que je cesse de ruminer en rond, je m’accorde du temps pour moi et la course à pied refait naturellement surface dans ma vie. Et le cercle vertueux de la confiance en soi et de la réussite aussi.
Je m’imagine en Christie Turlington. Je me vois re-courir un marathon et passer sous la barre des 4h30. Tant et si bien que je me suis inscrite au 10km de l’Equipe le 14 juin prochain et au 20km de Paris le 11 octobre en attendant de trouver un marathon qui me fasse envie. J’ai pris un coach running. Mon mec. Parce que si ça ne dépend que de moi, je n’ai aucune chance. Coach, conseils et plan d’entrainement que je viendrai partager ici. Me manque l’Apple watch (en négo), des jambes musclées et un petit cul rebondi (en cours).
Il est évident que je ne pouvais passer ça sous silence. Impossible de ne pas écrire, de ne pas souffrir, rire ou pleurer ici. Avec un max d’images si possible. Because I worth it. Et que le poids des mots, le choc des photos.
J’ai tourné et retourné la ligne éditoriale de ce blog mille fois dans ma tête, imaginant plus de video, des rubriques différentes ou une thématique plus pointue. En com au hasard. Et puis non, finalement je veux garder la ligne édito historique, parler de moi, ma vie, mon œuvre, le sport et le reste. Parce que ça, c’est (vraiment) moi.

Définitivement, après le couplet que je viens d’écrire, on est d’accord, je suis au taquet du personal branling. La blogueuse qui est en moi n’est définitivement pas morte. Ouf.

Voilà, sinon, le joli mois de mai qui arrive, suivi de son mois de juin plein de larmes, hantent mes nuits et mes jours depuis des semaines déjà. Je pense à lui, à nous avant tout le temps. Je pleure de rage encore. L’idée nous est venue cette année de nous exiler au soleil pour essayer de vivre un peu mieux ces semaines, de partir au bout de la terre en espérant que notre tristesse serait moins pénible au soleil…

On s’envolera donc à Rhodes dans 15 jours, des vacances attendues comme la promesse de lendemains qui chantent. Heaven’s door…
Boucle bouclée de la métaphore filée, sous vos applaudissements.

mel gass

 

Salut les filles !

Aujourd’hui j’ai du neuf pour vous, l’idée du siècle qui va vous rendre riche. Et belle.

Ou qui aurait pu vous rendre riche. Et belle. Si en plus d’une tête bien faite, mère nature vous avait dotée d’un corps voluptueux.

Ou l’inverse.

De toute façon c’est pas grave, pas de regret, c’est trop tard, faudra essayer la fusion parfaite corps/esprit dans une prochaine vie, vu que le créneau est pris par Natasha Oakley and Devin Brugman, je cite leur site :

two (2 en français) the bikini (le bikini en français)  addicts (fan de en français) behind your daily bikini dose (en français : derrière votre dose quotidienne de bikini), which is A BIKINI A DAY (en franglais, c’est ça « BIKINI A DAY »).

L’idée de « A bikini a day.com » (clic) est simplissime comme toutes les idées révolutionnaires qui ont changé le monde, 2  femmes magnifiques, belles, intelligentes, douces, bonne mère, épouse parfaite etc. comme on en rêve tous (NDLR : et toutes aussi, je suis POUR le mariage homosexuel) se photographient quotidiennement avec un nouveau modèle de bikini dont elles assurent (un max) la promotion.

1 jour, 1 bikini, 2 bombes atomiques, des images colorées, léchées et pleines de joie de vivre, la plage, la mer, les vacances, et hop ! amour, gloire et beauté pour Natasha Oakley and Devin Brugman.

Facile le succès 2.0.

Natasha, Devin, je vous aime, toutes les 2 ensemble ou même séparément.

Si seulement j’étais bilingue en anglais, jeune, beau et avec des cheveux, je ferai la même chose au masculin.

Le masculin justement, quel est le propre de l’homme moderne vu par la presse ?

Intéressante question posée par acrimed.org (clic), le média qui décrypte vraiment les médias, je vous conseille vraiment la lecture régulière de leurs pages, et de vous abonner vraiment à leur magazine pour seulement 15€ par an.

Donc « La fabrique du masculin » (clic), article signé Uho Palheta, ou comment les magazines pour homme reproduisent et confortent l’image du mâle prétendument actuel, macho, conquérant, musclé, et fort, très fort dans son rapport à la femme (qu’elle porte ou non le bikini comme Natasha ou Devin). Bref GQ, FHM et autre MAXIMAL ont réussi la gageure de parler aux hommes comme MARIE-CLAIRE et ELLE le font aux femmes, à grands coups de stéréotypes et de clichés. Le tout entre 10 pages de pub pour des crèmes amincissantes, dépilatrices ou des séjours psychanalytiques pour renforcer l’estime de soi. Et ça marche.

Comme le dit l’auteur,

Loin d’une contestation de la définition traditionnelle du « masculin », c’est-à-dire des prérogatives qui sont spécifiquement attribuées aux hommes, mais surtout de ce qu’on attend d’eux pour qu’ils soient « à la hauteur » et apparaissent comme de « vrais hommes », l’évolution de la presse masculine traduit bien davantage une recomposition des normes corporelles et comportementales auxquelles les hommes sont enjoints de se plier pour rester des hommes « véritables« .

Un regret tout de même. Celui d’avoir manqué le n°12 du mensuel FHM qui, en couv’, annonçait « 95D mon amour  ! Comment aborder, séduire, faire rêver une fille à gros seins ».

Ami lecteur si tu possèdes ce numéro collector qui peut changer une vie, la mienne, n’hésite pas à me l’envoyer par mél s’il te plait.

 


– MOI : Nikola Karabatic, y s’épile les jambes ?

– SON AGENT : ah oui oui, Nikola est une légende.

Voilà, c’est à peu près  la seule fausse note d’une journée mémorable inoubliable grandiose magnifique.

Hier Gassou et moi on était invité par Kinder (Ferrero) au Temple sur Lot (47) dans le village-vacances qui accueille 160 enfants par semaine tout l’été avec le Secours Populaire. Je vous en ai déjà touché 2 mots ici (clic).
Oui une bonne action, du mécénat d’entreprise bien pensé, très bien organisé, super bien communiqué. Mais puisque c’est bien là l’essentiel Gassou et moi on a vu plein de mômes heureux, des étoiles dans les yeux, tout fou dans leurs jeux avec Nikola Karabatic himself en maître de cérémonie. Ou l’inverse tellement j’ai trouvé que Nikola était à sa place au milieu de tous ses gosses qui scandaient son prénom, comme une incantation, avant de le voir apparaître, là, en vrai, sous leurs yeux esbaudis.

Pour les étourdies ou celles qui rentrent de vacances, un rappel : Ferrero et Kinder ne m’ont pas invitée pour célébrer leur meilleure cliente depuis les 41 dernières années, non, non, ce n’est pas pour ça. Ni pour essayer de me corrompre avec un pot de Nutella, je ne suis repartie du Temple qu’avec des souvenirs plein la tête, mais quels souvenirs !

Nikola Karabatic à ma droite à table (je ne vous dis comme je me suis battue pour obtenir la place et comme j’ai été incapable d’en décrocher une, de parole) qui s’est enfilé tout le pain, les petits pois carottes, le rôti avant de nous gratifier d’un « Mais y’a que moi qui mange ici !« . Oui Nikola t’as tout mangé, mais avec tes 104 kg de muscle tu devais en avoir besoin…

Les 170 enfants + 1, le mien, à attendre leur autographe personnalisé, très sagement, en file indienne, un effort d’au moins 45 minutes pour Nikola, accompli sans sourciller du poignet, le coeur léger et le sourire aux lèvres parce qu’il y a eu aussi 170 photos + 1.

Un Nikola qui prend le temps de prendre le temps qu’il n’a pas pour aller saluer de jeunes joueurs de hand venus juste  pour apercevoir de loin leur idole et lui qui les repère, il a l’oeil le Kara, et va taper une petite discute.

Un accueil 5 étoiles par l’agence de com’ de Kinder, Gautier, François et Greg, aux petits soins sans en faire trop avec les blogeuses, les journalistes et des bénévoles du Secours Pop’.

Les blogueuses, Marjolaine de Marjolimaman (clic) et Alexandra de La bande à Jules (clic), une belle rencontre, j’ai appris plein de choses sur les couches Pampers et leurs composés chimiques, et découvert qu’on pouvait faire soi-même ses pastels à la maison. Et quels pastels ! que même si tu les jettes par terre ils ne cassent pas, à acheter là (clic).

Mon coup de fil de rattrapage à Tof‘ (mon consultant hand clic -) à 13h01 pour qu’il me fasse un résumé des boulettes à ne pas dire en présence d’un champion du Monde d’Europe Olympique de hand.

Impossible de clore cet article sans vous parler de la tête à Bob à notre retour, estomaqué, scotché, par ma journée à la gauche du Père Nikola, son héros qui a pris son fils dans les bras, même qu’il a déjà accroché la photo dédicacée au-dessus de notre lit.

J’ai du mal à le finir cet article, comme j’ai eu du mal à partir, je serais bien restée dormir avec les enfants si j’avais pu… pour finir donc, un grand merci à Bhakti, l’agent de Nikola, qui a su compenser un problème avéré de surdité (voir le début de cet article) par une extrême gentillesse, décontraction et simplicité, tout à l’image de la star interplanétaire avec laquelle il bosse. Nota  bene pour lui : ne pas oublier de m’appeler pour caler un reportage sur Nicola et l’équipe de Montpellier à la reprise du championnat.

On se quitte en images, avec de vraies photos d’un vrai photographe, Olivier Perez.

Crédit photo : Olivier Perez (un grand merci aussi à lui, super-réactif), Marjolaine et moi

 

Comme disait Winston, je n’ai qu’à vous offrir du sang, de la sueur et des larmes.

Encore que.

Du sang, pas trop, à part une belle ampoule au pied gauche et l’ongle rouge fluo de mon gros orteil qui va virer noir juste avant l’été donc. De la sueur, pas trop non plus, vu les 27° au compteur de l’arrivée. Et ce petit vent du Sahara rafraichissant, parfait pour assécher ma bouche.Des larmes, non en fait une, à l’arrivée, les yeux dans le ciel pour remercier mon étoile.

Dimanche 10 avril, 7 heures du mat, Bob et moi dans l’ascenseur du Four Points Hôtel (qui nous a facturé 19€ de connexion Internet alors que le wi-fi était gratuit… Benvenuti in Italia), le dialogue :

Lui : qu’est qu’y a, ça va pas ?
Moi : hum, si, si, ça va
Lui : mais quoi ?
Moi : mais rien ça va
Lui : mais non ça va pas dis quoi ?
Moi : hum, si ça va j’te dis
Lui : Oh p********* ! Joyeux anniversaire Mel !
Moi : Ouais c’est ça, trop tard, ça fait 15 minutes qu’on est levés, t’as oublié, t’as oublié !

Petit déj, sur les 4 riz au lait de 125 gr imposés par Bob j’ai réussi à en mettre 1 à la poubelle sans qu’il ne me voit. Café americano, une tartine, du miel sur les conseils de Jipé et hop je saute dans ma jupette Salomon, non testée avant le jour J, une hérésie selon Nathou.

Direction le métro avec 15mn de retard, la faute à Pascal et à sa dernière cigarette.

Kiki, Philippe, Nathou, Alain, Jipé, Chantal et Christophe sont là aussi. Heureusement d’ailleurs, parce qu’on s’est trompé de métro, évacuation en urgence station Pagano destination Rho et sa fiera (comprendre : le parc des expos). Imposant, immense, des plombes pour le traverser et rejoindre le départ, un détour imposé dans un parking par l’organisation, les toilettes font salle comble, tout le monde attend, sauf moi, je me précipite à l’intérieur de la première porte qui s’ouvre (à l’italienne donc). On repart. Le sas des 4h30, un vrai bordel (à l’italienne toujours).

A peine le temps d’étreindre Bob, Kiki, Christophe et Philippe qui se demandent si je ne suis pas devenue folle que le starter retentit au loin.
Forza, dai, avanti ! Je m’applaudis.

La zone, le soleil, le bitume et les voitures qu’on croise pendant 20km, la moto des photographes qui passe, dépasse et repasse devant nous, et les relayeurs à toute berzingue qui nous gueulent de nous écarter, slalomant parmi les 6mn au kilo et moi et moi et moi. Ben moi : je vais bien, très bien même, on discute, on rigole, on mesure la chance qu’on a d’être là, ensemble, Bob fait son paparazzo entre 4 pauses pipi (en rentrant je le fais voir à un urologue, c’est décidé). Kiki a sa tête des mauvais jours, il traine sa fesse, c’est dur pour lui.

Réunion au sommet, puis vote : Kiki doit sortir du loft. Au 13 ème. C’est sans appel.

Pascal, relayeur de l’équipe B, met un temps fou à nous rattraper, il est parti 20mn après nous mais quand même. Finalement, il nous double avant le passage du 1er relai.
Quelque part du côté del Stadio di San Siro, sans ses tiffosi. Pas grand monde sur le bord de la route pour m’encourager, heureusement que j’ai ma team. On n’est jamais si bien servie que par ses autres choisis par moi-même.
Un mirage, le panneau du 39ème km sur la droite, l’hélico de la Rai au dessus, ça y est, j’y suis. Enfin, non, pas moi, mais Naibei, le Kényan, suivi de près par son rival du jour, l’italien Pertile. Grand moment, j’oublie la fatigue, j’allonge la foulée, lui ou moi c’est pareil à deux heures près.

Passage au semi en 2h09, on tient la moyenne, on s’arrête tous les 5km pour le ravitaillement, chiche, très chiche, la prochaine fois j’emmène ma bouteille de Contrex.
23ème km, Tof’ et moi grimaçons, la route est droite mais la pente est forte, du Raffarin dans le texte cité par Bob pour commenter l’escalade de la côte qui nous mène à sa belle Hélène, qui je le sais nous attend.
Je n’ai jamais été aussi heureuse de la voir, mais je sais aussi que c’est maintenant que la course va commencer. Et en effet, 2km après, les premiers signes de défaillance se font sentir : j’ai mal aux quadris, très mal aux mollets, encore plus mal aux fesses. Le Compex que je n’ai jamais voulu faire durant ma prépa, les séances de PPG de Marc, the coach, me manquent cruellement. Bob m’avait prévenue. Bob 1- Mel 0

Il teatro alla Scala au 25ème km que je ne vois pas.
La Piazza del Duomo au 26ème, géant.
Et puis c’est à peu près tout ce dont je me souviens. C’est dur, très dur, je commence à ressentir et appeler Enzo à mon aide près des canaux, la devanture d’un magasin «Bordo» face à moi. Je dois m’arrêter, marcher un peu, Philippe 1er roi du marathon et Hélène prennent le relai de Bob pour les mots de soutien, des paroles, des gestes, des regards, tout rien que pour moi. Je me dis qu’un tube OVERTSIM m’attend 5 km plus loin ou que dans 1 km ce sera le ravitaillement, ou que dans 200 m j’attendrai ce panneau ou que… ou que… qu’est-ce que je fous là ?

Le 33, le 34, le 35 ème km ne défilent pas. Le macadam et moi, on ne fait plus qu’un. Je marche à nouveau, je n’en peux plus de ce mur dont Bob continue à me nier l’existence.
C’est dans ma tête, dit-il. Mais moi je m’en contre-fous, j’y arrive plus. J’ai plus du tout de jus, j’ai plus envie de courir, j’aimerais qu’on m’explique à quoi ça sert tout ça.
J’entends mon nom : Carmelina, Carmel, daiiii, Carmel, daiiii ! Je me dis qu’on est deux à porter un prénom à coucher dehors, qu’elle et moi on est dans les mêmes temps, sur le même marathon, comme dans un épisode la 4ème dimension. Mais non, une jolie speakerine italienne au micro, Tof’, Kiki et Jipé à ses côtés, quelle belle émotion, quel moment magique, I want to be a part of it, Milano, Milano, Milano Siiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Tof et Kiki repartent avec nous pour les 7 derniers km…. P********, encore 7 km, l’euphorie est de courte durée, je veux prendre les jambes à mon cou pour m’enfuir mais pas possible j’ai vraiment plus de jambes…. Ma team me pousse, me tire, on refait les comptes, on peut encore finir en 4h45.

Justement, les meneurs d’allure des 4h45 arrivent à notre hauteur, nous demandent «Voi chi siete, maratonei ou rompi coglioni ?» J’apprécie peu l’insulte en temps normal, mais là au 37ème km…bref.
38, 39, 40, l’agonie continue, Philippe 1er roi du marathon, qui ne cesse de me répéter que ça sent bon, Hélène qui est maintenant au chevet de Tof’ et de ses jambes de bois me crie «c’est énorme, tu l’as fait, tu l’as fait !»
Sauf qu’il en reste encore deux. Des km, pas des jambes de bois.

Bob se lâche, il me crie «bon quand est-ce-qu’on commence à courir ????»
Il Castello Sforzzesco en ligne de mire, on le contourne, je me sens pousser des ailes, j’accélère et grille ma team sur la ligne d’arrivée.

J’ai gagné ! Ho vinto même pas honte de mes 4h47.

Main dans la main avec Bob, un homme me prend dans ses bras, il me félicite, m’attendait, me parle de mon récit Share my story, me dit qu’il me suit sur Twitter. C’est simple, c’est fort. A l’image de ce marathon qui restera à jamais comme une des plus belles expériences de ma vie.
Merci à ma team, sans qui jamais je n’aurais éprouver autant de plaisir. Merci à tous ceux qui nous ont accompagné à Milan, pour tous ces moments de franche amitié. Merci à vous tous pour votre soutien. Merci à mon étoile pour m’avoir guidée.

Et vivement mon prochain marathon !

A l’heure où vous lirez ces lignes, si tout va bien, nous serons à Barcelone. Mais avant de vous embarquer dès demain, avec nous dans notre périple espagnol, je ne pouvais pas ne pas vous parler de mon dernier test : un stage de Pole Dance à Bordeaux, organisé par la toute jeune (et excellente) société Pole Addict.

Mais siii vous savez ce que c’est la Pole Dance ! La Pole Dance c’est tout simplement : danser avec la barre de fer. Oui mais pas n’importe comment. Avec tous tes muscles, en endurance maxi et surtout en n’oubliant pas ta sensualité. Pour commencer, tu oublies les stripteaseuses qui dansent en string au fond des cabarets enfumés et toutes les Loana gogo-danceuses en voie de déperdition que tu connais et tu te concentres sur une vraie discipline sportive en voie de développement. Accessible à toutes. La preuve : MOI.

Ne me demandez pas comment je suis arrivée à la Pole Dance, je crois qu’elle est venue à moi, et qu’elle s’est imposée d’elle-même. Elle et moi comme une évidence, comme dit Carlita de son Nico chéri. Et bien moi, pareil mais avec la Pole Dance.
N’importe qui de censé ayant eu 3 enfants et 40 ans se serait détournée du premier stage de Pole Dance organisé à Bordeaux le 18 décembre. Et bien non seulement je ne me suis pas détournée, j’ai fait pire. J’ai trainé Éloïse,(clic) c’est super chouette ce qu’elle fait Elo) photographe talentueuse, pour immortaliser l’instant.
Et vous savez quoi ?

On a passé une après-midi te-rri-ble ! A moitié toutes nues, pour qu’un maximum de peau adhère à la barre, nous avons enchainé les spins, les tricks et autre Fireman comme des pro, coachées à la baguette par Dorothée, la prof toute en jambes, zéro mm² de cellulite ( et croyez moi j’ai bien cherché) et un fessier à me faire déprimer pendant 3 heures. Le temps de retrouver mon pot de Nutella, et je me suis sentie mieux.

3 heures de travail et de bonne humeur dans une ambiance détendue et euphorisante. Je suis arrivée en retard as usual, le temps de saluer tout le monde, de croiser du regard les jambes et les fesses de la prof, ses bras et ses épaules aussi über musclées et je me suis retrouvée en talons aiguiles et petit shorty noir prête à faire la liane autour de la barre.
Après un minimum d’échauffement de toutes les parties de mon corps, et les bras, et la tête, et les jambes, et le dos et même les doigts, Dorothée a enchainé les figures, les décomposant pour mieux nous les faire comprendre. Tout ça est très instinctif. Moi qui suis archi nulle en choré et autres enchainements, là j’ai tout reproduit de bonne grâce. Me prenant pour une fille du Crazy Horse au bout de 10 mn de pratique. Magique.

L’apprentissage des transitions a suivi celui des figures, une pause et ce fut le tour de la chorégraphie. Toutes les participantes étaient du même niveau, chacune présente pour s’initier à une discipline et non pour de sombres raisons de perte de calories. Pas de complexe, ni d’ appréhension du regard de l’autre, chacune était là pour progresser et passer un bon moment.

Voilà. Une belle découverte en ce mois de décembre glacial. J’ai été ravie, satisfaite, et suis repartie de bonne humeur de ce 1er stage de Pole Dance Bordelais.

Et ça vous savez quoi ? C’est bon.

Le stage initiation pole dance est à 65€ les 3 heures.
Toutes les infos et vous pouvez même réserver votre stage en ligne . (clic)

Prochain stage en janvier.

Je vous laisse en images…

Crédit photo:Éloïse,(clic)

UA-9091949-2