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Home Ma vie et moi A Enzo

Mel a aujourd’hui 44 ans, c’est dur pour elle vous savez, elle devient vieille. Très vieille. D’ailleurs elle n’arrive plus à faire de sport. Alors pour la consoler et la motiver, chantons lui tous en cœur, assis derrière votre écran, cette jolie mélodie qu’elle entendra en soufflant les bougies du gros gâteau que je ne lui achèterai pas :

JOYEUX ANNI-VER-SAIRE CARMEL,

JOYEUX ANNI-VER-SAIRE,

JOYEUX ANNI-VER-SAIRE,

JOYEUX ANNI-VER-SAIRE CARMEL,

A-EU-A-I-R-SERRE (à prononcer si mal distinctement, comme seul Enzo savait le faire) CARMELLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL !!!!!!!!

 

aheu-airsaire

C’est l’histoire d’une fille. Vous la connaissez ? Non ? Oui ?
C’est l’histoire d’une fille qui a atterri à Paris il y a un an à peine. Après avoir vécu le meilleur et le pire dans sa vie d’avant. Qui a pris un virage professionnel à 180° et qui a mis plusieurs mois à comprendre et à apprivoiser  son nouvel environnement.

Alors la fille, elle se retrouve interviewée dans un article qui parle de la com de crise dans son secteur d’activité. Le sujet touchy par excellence pour une dircom.

Bref, c’est l’histoire d’une fille qui ne tire aucune gloriole (quoique) (j’ai fait des triple salto arrière quand même) de cet article mais qui tenait plus que tout à le partager avec vous ici. Parce que sans vous, sans cet espace d’écriture où vous venez me/nous lire chaque matin, rien ne serait arrivé. Cet article ne serait pas arrivé.

C’est l’histoire d’une fille, qui après un an de course parisienne, mesure tout ce chemin parcouru depuis que son Etoile est partie, qui se retourne encore chaque jour pour la chercher et  finit toujours par lever les yeux vers le ciel, résignée, en se souvenant combien il avait adoré voir sa maman sur papier glacé

Com

 

 

La vie sans toi Enzo, c’est dur tout le temps, alors quand Libé m’invite à nous regarder, toi, moi, nous, de tout là-haut, depuis Saturne et la sonde Cassini (clic), je me dis que finalement de si loin, toi et moi on est pareil, petit pois dans les étoiles….

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Ce n’est même pas moi qui le dis. C’est Carl Sagan (clic) ,dont un lecteur de Libé a eu la gentillesse d’esprit de partager les mots bleus :

  » Regardez encore ce petit point. C’est ici. C’est notre foyer. C’est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d’idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d’amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d’espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l’histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d’une fraction d’un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d’un recoin de ce pixel sur d’indistincts habitants d’un autre recoin. Comme ils peinent à s’entendre, comme ils sont prompts à s’entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l’illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l’univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité – dans toute cette immensité – il n’y a aucun signe qu’une aide viendra d’ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu’à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n’y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S’installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c’est sur Terre que nous prenons position.
On a dit que l’astronomie incite à l’humilité et fortifie le caractère. Il n’y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »

Bob vous le révélait dès lundi, l’amour est dans le pré a été tourné en Charentes cette année.

Et Philippe le candidat Charentais a accueilli deux prétendantes dont l’une se serait laissée charmer par un caméraman de l’équipe. La coquine.

Il paraît que ça s’est fini dans le foin.

Et que notre Phiphi des Charentes a foutu tout le monde dehors. Avant de se raviser moyennant un gros chèque. Enfin, je suis pas sûre sûre pour le gros cheque. Les infos de mon indic s’arrêtent là où commence ma médisance. Il a juste su me dire que le tournage avait pu reprendre. Et qu’on n’avait pas perdu Phiphi. Ouf.

Source : Pascal E. dentiste qui se photographie en faisant des grimaces alors qu’on dort dans sa chambre d’amis. (clic) À connaître amis bordelais, surtout si vous avez une dentinite.( re-clic tu verras Bob avec 30kg de plus dans les joues).

Si je vous (re)parle de Philippe et de notre week-end  dernier c’est parce que je tenais à vous faire part du scoop de l’année personnellement. Parce qu’ici les scoops people, c’est moi qui les donne. Nanméo.

Et puis aussi parce que j’ai besoin d’un peu de légèreté et de rires.

Depuis quelques jours, j’ai la tête dans les étoiles. Et parmi toutes, la mienne me guide sans que je ne sois capable de bien comprendre où elle m’emmène.

Un coup en Charentes où elle fait offrir à Pascal un énorme télescope pour son anniversaire. Sans doute pour que je puisse scruter le ciel à sa recherche la prochaine fois qu’on ira passer un week-end là bas.

Et un coup à Versailles où elle me fait courir le 15km le plus éprouvant et le plus drôle de ma vie avec Clémence, petite fille extra-ordinaire.

J’ai bien compris aussi qu’elle insistait, ma petite étoile, quand le soir même j’ai reçu le tweet de la maman de Martin. Martin devenu petite étoile alors qu’Enzo tombait tout juste malade. Et son site L’étoile de Martin, que j’ai lu il y a si longtemps quand il n’était encore qu’un blog, créée par sa maman pour faire connaitre et soutenir les cancers pédiatriques.

Servanne, cette maman, que je ne connais pas et de laquelle je me sens si proche, qui m’a écrit s’être retrouvée par hasard à la porte de ce blog, y avoir vu de la lumière et s’être installée pour lire et découvrir notre histoire, celle d’Enzo. Et lire cette phrase si juste qui me remet les idées à l’endroit : « nos étoiles nous guident, Martin et Enzo sont notre force et notre fragilité à la fois ».
Sa proposition de courir Odyssea avec une joëlette de son asso…

Clémence, Martin et Enzo, me voilà bien.
Moi qui ne sais que penser de cette vie qui me court après depuis 3 ans, peut-être est-il temps pour moi, pour Bob et moi, d’agir à notre tour…
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Sur les murs de mon métro ligne 12, cette citation : « On a deux vies, et la deuxième commence le jour où l’on se rend compte qu’on n’en a qu’une» (Confucius) .

Deux vies ? Trop drôle Zo’. Moi sans toi c’est la première qui tourne en boucle, je m’y promène si souvent,  comme Nanni Moretti parcourant  les rues de Rome dans Journal Intime, à la recherche d’une histoire, d’un rêve, de tes grands yeux, de tes cheveux tout doux, de tes grands doigts si fins, tu as toujours 10 ans dans ces jours de première classe.

Je m’y promène, je m’y perds, je pleure, je ris, tu vis.

C’est con ma vie, il est 22h27, on est mercredi, je t’écris, j’écoute Vampire Week-end, ta mère lit en bas, moi je suis au grenier,  m’y réfugier, l’odeur du plancher me rappelle toi et le Poitiers du 39 rue Louis Vierne… t’étais tout petit, tu gueulais, tu faisais plein de conneries, tu marchais pas, tu mangeais  la Danette par le nez, tu me manques. Putain de spam qui veut me vendre une piscine quand j’ai des larmes plein les yeux, Zoz, tu te moques de moi ? Trop tard, je pleure, j’achèterai rien, surtout pas la piscine, en tout cas pas sans toi.

Les Vampire Week-end, cet album, ce Noël à Messange dans les Landes, toi et ta mère, vous deux à m’attendre devant la maison pour fêter ce père qu’on ne voit que le 25 décembre et dont j’ai maintenant besoin tous les 15 juin de l’année.

Tous les jours de l’année en fait.

Zoz j’aurais voulu te dire que j’y suis, que c’est bon, que j’ai passé depuis le Jour toutes les stations direction la mer de la sérénité. Je peux pas, j’y arrive pas.

Aujourd’hui ça fait 3 ans. J’ai pas fait mon deuil de toi, je ne le ferai pas, j’emmerde tous les psys qui ont lu Freud et son chien et tous les matérialistes et les athées. Je ne ferai pas mon deuil pour que tu sois toujours avec moi. Avec nous. Fort comme ton image et tous mes rêves éveillés.

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