Home Courses toujours Courses locales et universelles
Les malin maligne et leurs amies en compét', pour de vrai ou pour de rire

On débute comme Jeux sans frontières dans les années 70, Guy Lux au micro. « Perchée sur la Rive Droite de la Garonne, Carbon-Blanc a toujours su préserver son environnement.  Conjuguant solidarités, développement maîtrisé, dynamisme associatif et respect de son cadre de vie, Carbon-Blanc est une commune qui privilégie le bien-être de ses 6729 habitants (cf. Source INSEE 2004). Carbon-Blanc est le chef-lieu d’un canton composé de 6 communes : Ambarès-et-Lagrave, Carbon-Blanc, Sainte-Eulalie, Saint-Loubès, Saint-Sulpice-et-Cameyrac et Saint-Vincent-de-Paul. »

Bref une ville de la banlieue bordelaise, nichée entre Garonne et rocade. Comme sur la photo …a12… sans véritable charme mais avec quelques pépites quand même. Dans le cadre de la visite de la ville proposée par les 10 kilomètres de Carbon-Blanc en ce dimanche matin 6 septembre, je vous ai  même trouvé une jolie maison à vendre :716AB716 529 000 €, faut avoir les moyens, c’est sûr. Mais si vous les avez vous trouverez toutes les infos utiles ici .

Revenons à la course à pied. Les 10 kms de Carbon-Blanc. Température idéale. Une boucle à parcourir 2 fois. Un parcours avec 1 côte hors catégorie et 2 autres trois étoiles. Beaucoup de relances. Des descentes aussi, bien sûr. Bref, pas le parcours idéal pour battre son record. Une organisation sympa, des bénévoles dispos et même déconneurs maispas très nombreux sur le parcours ! la circulation des voitures est semi-arrêtée, faut donc de temps à autre tendre le bras pour indiquer qu’on change de bordure. Comme à vélo. J’ai même failli me faire renverser (si, si, j’vous jure !) à un rond-point, par une très très vieille dame qui n’avait remarqué ni le bénévole. Ni les 2 spectateurs. Ni les coureurs lâchés à mes trousses. Ni… moi avec mon beau maillot Adidas orange. Vous imaginez la nécro ?  En ce lundi 7 septembre 2009, le site Malin Maligne  est aux regrets de vous faire part du décès brutal du très apprécié Man fauché en pleine force de l’âge par une SIMCA 1000 lors des 10 kms de Carbon-Blanc. Des funérailles nationales auront lieu prochainement en présence du Pape et de Nicolas Sarkozy. Bon, j’en ai réchappé mais de justesse. C’est à cause d’elle tout de même que je n’ai pas réussi à rattrapper le 12ème de la course.Et que j’ai fini 13ème. En 38’58.Bonne sensation, bonne foulée.

Le Porge est oublié. Enfin, pas totalement parce que…. Prochaine émission, prochain rendez-vous : le trail de l’Ocané Lacanau-Le Porge le 23 septembre. Au menu : du sable, du sous-bois et du macadam.
Ah j’oubliais : pour 8€ d’inscription,  j’ai eu un beau tee-shirt orange en cadeau et une bouteille de vin rouge (Chäteau Tour-Peyreyre, mis en bouteille au château, année 2006). Moi qui ne bois pas…

Au revoir Carbon-Blanc et Sophie Garel, à vous Cognac-Jay et à dans 15 jours !

I will not survive. Je suis mort ce matin.le-porge-1

Le Porge et son championnat d’Aquitaine de semi-marathon. Les encouragements de mes camarades. Le mot de la fin de Mel. Tout çà m’aura été fatal. 1h32. Soit 13,7 km/h. Mon plus mauvais temps sur la distance. Encore une fois, « c’est grande honte ». Une espèce de chemin de croix.

Avec le temps, je sais de plus en plus tôt quand çà ne va pas gazer… ce matin, je m’en suis douté dès le réveil. Mais je n’ai pas tenu compte des ces signes avant-coureurs… . Réveil spontané à 6h. Puis ré-endormissement fatal jusqu’à la sonnerie du radio-réveil. Je m’étais rendormi, fallait pas. En plus c’était la sonnerie et non la radio. Tout était joué. Je ne foncerai pas ce matin sur Le Porge au son de La chevauchée des Walkyries… Après avoir quitté les draps encore chauds. Et Mel qui dormait la bouche ouverte (elle était agonisante, mais je ne le savais pas encore…), j’ai retrouvé mon fidèle ami des matins de compét : GATOSPORT au chocolat. Un régal, j’en raffole. Un café, l’addition. Et hop, je monte dans mon carrosse direction Le Porge. Et là, nouvelle catastrophe. La charmante bourgade est sous le brouillard. Je retire mon dossard, je retrouve mes camarades de jeu. Et les habituelles blagues ou bravades de vestiaires, primaires. Mais qui me font marrer, je l’avoue. De ces discussions, il ressort toujours que personne n’est en forme. Et que personne ne s’est entraîné…
20 minutes d’échauffement, comme d’hab, c’est trop court. J’aime pas m’échauffer. En plus faut que j’abrège, 2 organisateurs me faisant remarquer à 8h56 que le départ va être donné. Tous les ans, ils sont en retard au Porge, cette année, ils sont en avance. Encore un coup du réchauffement climatique.

Me voilà sur la ligne, avec Jean-Yves. Ex-haltérophile niveau international (je vous jure que c’est vrai), reconverti à 57 ans sur le marathon avec des temps remarquables. Je ne vois pas Eric, reconverti quant à lui depuis 2 ans dans les paquets de Marlboro. Ni Christophe, ce Juda….
le-porge-2C’est parti ! 8 kms de rêve. le-porge-3Trop sans doute. Ma confiance immodérée dans mes performances me conduit à suivre un petit groupe sur un rythme de 4’05 au km. Impossible de le tenir sans un entraînement très spécifique. Que je n’ai pas suivi bien sûr… Il est trop tard quand je réalise que je suis moins beau que je ne le croyais. Adieu veaux, vaches, cochons. Je suis tout seul au milieu des bois. L’univers est hostile. Non, je mens : les organisateurs ont fait çà bien. Il fait chaud, 25°, alors il y a de l’eau tous les 2 kms environ. Des vieilles dames, très gentilles, prévenantes, vous servent quelques menues boissons gratuitement. Et poliment. On se croirait dans Cocoon, des vieux partout. Mais revenons au parcours. Je m’ennuie. De longues lignes droites. Suivies de longues droites. Et encore ! j’ai mal aux quadriceps, conséquences du manque d’entraînement au rythme soutenu du départ. J’ai chaud. J’ai faim. Je veux voir ma femme et mes gosses ! une dernière fois avant de mourir. Je suis dans un long tunnel. Sans lumière blanche. Ah si. Je vois du blanc. Punaise ! c’est Christophe et son maillot blanc. Le traître. Il m’a eu en ligne de mire plusieurs kms. Maintenant il me règle mon compte. Une 1ère. Je finis à l’agonie. Pierre m’attend au 19ème km. le-porge-7'Me tire littéralement grâce à ses encouragements. La ligne d’arrivée est enfin franchie. Une pensée en rapport avec « Malin ma ligne » me traverse l’esprit : j’ai dû finir dans les premières… féminines. Je récupère un magnifique sac vert sapin remis par les organisateurs. Tout aussi moche que l’immonde tee-shirt habituel.

Christophe reste fidèle à lui-même, modeste, çà m’achève. Pierre et Jean-Yves cherchent quelques mots pour me réconforter. Il me laisse souffler quelques heures ; dès demain, au boulot, ce sera l’hallali. Je rentre piteusement à la maison retrouver Mel et les nains. La porte s’ouvre sur un cadavre en état de décomposition avancé, victime, semble-t-il d’une angine ou de quelque chose dans le genre. Gaspard et Enzo sont quant à eux en pleine forme et m’attendent. Pour leur cuisiner (c’est un grand mot…) des pâtes BARIILLA ! Avant de se coucher Mel m’assène : « T’as fait combien ? 1h32 ? Tu voulais faire combien déjà ? t’avais dit 1h20 sur le site ? c’est con, le site ne sera plus crédible ».

Voilà, j’en suis là au moment où j’écris. J’ai perdu un compagnon d’entraînement. Des amis. Ma femme. Et mes illusions en course à pied. Je lance donc un appel à votre soutien. Et surtout, si vous êtes belle, brune de préférence, à la peau mate. Et que vous comprenez quelque chose à la course à pied. Vous pouvez m’envoyer un e-mail perso, ce sera plus discret qu’un com. Parce que si Mel survit, c’est moi qui l’achèverais.

Les résultats seront ici un jour ou l’autre : http://www.topchrono.biz/listing_course.php?type=cap

le-porge-9le-porge-5le-porge10le-porge-6le-porge-4

 

 

 

 

 

UA-9091949-2