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Je n’ai jamais autant lu de livres que depuis que l’on a émigré en région parisienne et que je bosse à Paris. Pour le coup, mes 50mn de transport quotidien à l’aller (50) et au retour (les mêmes 50) sont des moments que j’attends pour pouvoir me plonger dans ma lecture du moment.

Je lis jusqu’à plus soif, souvent même, souvent surtout après une grosse journée de boulot. Assise confortablement ou debout serrée comme une sardine, avec mon bouquin devant les yeux, je m’échappe, je déconnecte vraiment, je me mets en pause avant d’arriver à la maison et d’enchaîner.

Je consomme donc beaucoup et surtout du roman de poche, parce que j’aime le genre et que c’est pratique à glisser dans mon sac. En ce moment, je dévore La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker. J’ai adoré Le Confident d’Hélène Grémillon ou Le Journal d’un Corps de Daniel Pennac (j’aime Pennac d’amour), l’excellente critique de Bob est . Pennac, qui se produit sur la scène du Théâtre du Rond Point et qu’on ne manquera pas d’aller voir dès que j’aurai acheté des places…
Evidemment, j’ai lu le dernier Maylis de Kerangal et son Réparer les Vivants, les yeux embués des larmes d’Enzo.
Bref, heureux ou malheureux, je ne raterais pour rien au monde ces rendez vous littéraires que je prolonge de plus en plus tard le soir dans mon lit.
Qu’est ce que le végétarisme vient faire là dedans, vous demandez-vous ? Rien. Enfin, si. Un peu.
C’est Mathieu, le collègue, ami et co-auteur du blog de Bob, qui nous a conseillé ce Salon international du livre de poche de Saint Maur. Mathieu est drôle,très urbain et végétarien. Ou végétalien. Enfin vegan. Je n’en avais jamais vu avant. C’est mon premier. Impressionnant.
Quand lui et sa douce nous invitent à déj, on découvre que l’Abbé Pierre leur a dit une messe rien que pour eux, que belle-maman connaissait Padre Pio, on mange du vrai taboulé libanais et de la viande en parlant de Venise et pour clore le tout en beauté on profite d’une animation digestive de choix pour qui aime lire. C’est dire s’il court vite sur marathon. Le Mathieu.
Tout ça remis dans l’ordre, ça fait un long dimanche de ripailles (sous vos applaudissements… ) qui me laisse sur les rotules.
Plus ça va et plus je sors crevée de mes week-ends. Tout. Va. Bien.

Sinon, pour le vin, allez lire Bob.

Sachez tout de même qu’on a dépensé une blinde au Salon du livre à Saint Maur, que Gaspard a fait une razzia sur le stand de Pef, que c’était bon, que quand tu passes à la caisse, il y a une pile de livres de poche dans laquelle tu peux te servir gratuitement et que je crois avoir aperçu Line Renaud qui montait difficilement dans un taxi. J’ai vu ses jambes. Je suis certaine que c’était elle. Si c’est le cas, c’est pas la grande forme.
Voilà, c’est tout pour le moment.

Et moi, j’essaye de revenir avec un test sport ou beauté la prochaine fois. Mon défi du mois. Notez que samedi j’ai quand même fait une séance de crossfit coachée par Bob et qu’hier je me suis tapée un bon 10km. On ne lâche rien.

Pef et Gass

Le foot made in France appelle à la grève fin novembre pour une heureuse taxe à 75% sur les salaires scandaleux ? réjouissons-nous avant qu'il ne soit trop tard !

 

« Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne: cet adversaire, c’est le monde de la finance« .

Souvenez-vous, allez un effort, demain c’est samedi, c’était il y a presque deux ans maintenant, c’était il y a un siècle, un siècle où François Hollande portait des espoirs sur ma gauche, dribble, petit pont, passe en retrait et but dans la lucarne le 6 mai 2012.

C’était avant.

Avant que la Droite ne revienne aux affaires, avec Sarko comme ministre de l’intérieur et Raymond Barre ministre de l’économie, 30 ans que ce brave Raymond cherche à baisser les charges des entreprises pour relancer la croissance, une croissance avec un zeste de GET 27, plus verte, tendance XXIème siècle. Quoi Raymond Barre est mort ? Ah bon, ça doit pas être lui alors qui s’est amouraché d’une  étudiante en culotte courte (clic), pardon, je confonds tout, au moins Raymond c’était bien Stricker Iron Dick le sex machine (clic, c’est drôle) ??????

Je m’égare. Pas comme le gouvernement toujours cohérent dans sa paix avec la finance, sans même avoir mené sa drôle de guerre modèle 1939-1940. Adieu séparation entre banque d’investissement et banque de dépôt, et durcissement de la taxe sur les transactions financières (clic, et abonne-toi à MEDIAPART), même au niveau européen la France torpille toute idée de vraie taxe Tobin (clic, et abonne-toi à MEDIAPART).

La déprimé me guette.
Enfin me guettait.
Parce qu’hier soir j’ai repris goût au monde, Dieu existe, les footeux menacent de faire grève fin novembre pour s’opposer à la taxe sur les revenus supérieurs à… 1 million d’euro. Les occasions de se réjouir sont tellement rares de nos jours, surtout en automne quand la lux s’éteint et que la sérotonine dérouille,  qu’amies lectrices je vous exhorte à savourer ce moment extatique qui va détourner vos mecs de la télé et peut-être, soyons fous, les aider à comprendre sans une petite mousse qu’on ne peut pas payer  un footballeur plus qu’un médecin, un prof ou une infirmière.

Libé.fr : «Soyons conscients du drame que vit le foot, nous sommes le seul pays qui taxe des entreprises qui perdent de l’argent, poursuit Jean-Pierre Louvel, président de l’Union des clubs professionnels français (UCPF).  Je souhaite que notre action fasse évoluer les politiques sur cette mesure.» La perte cumulée des deux divisions (L1 et L2) est de 108 millions d’euros en 2011-12, selon les chiffres du monde pro.

«La taxe va entraîner un déficit de 50 millions d’euros, pronostique Caïazzo, vice-président de l’UCPF.  Avec la baisse des droits télévisés, on va vers un déficit de 200 millions d’euros. Il y a déjà eu deux morts (Le Mans, Sedan, ndlr), il y en aura combien ensuite? C’est quelque chose qui va toucher tous les clubs. On veut tuer le football?»

Drame, tuer, mort, ils n’y vont pas avec le plat du pied les footeux quand ils s’y mettent, encore un peu et ils nous feraient croire qu’ils sont utiles à la société, et que, grâce à eux, les jeunes des banlieues ont un avenir qui chante Money.

Si les clubs sont déficitaires avant l’instauration de la taxe sur les revenus scandaleux, c’est peut-être que le problème est ailleurs, non ?

Selon une étude Britannique du High Pay Centre, les salaires ont augmenté de 1500% ces 20 dernières années dans le football anglais.L’étude révèle aussi que les salaires des joueurs représentent maintenant 70% des dépenses d’un club, contre 48% en 1997 (clic).

« (ndlr : En France) La source de cette dégradation se trouve clairement du côté de la hausse des dépenses. Celles-ci sont passées de 9,2 milliards d’euros en 2006 à 14,4 milliards en 2010. Le nombre de clubs dépensant plus de 100 % de leur chiffre d’affaires n’a cessé de progresser : 55 en 2008, 73 en 2009 et 78 en 2010. Une tendance qui tient d’abord à l’accroissement des frais de personnels qui ont augmenté en moyenne de 14 % par an depuis cinq ans – plus vite encore que les recettes –, pour atteindre 8,2 milliards d’euros en 2010. Presque autant que l’endettement global des clubs (8,4 milliards). Certes, pour la première fois depuis longtemps, la masse salariale s’est stabilisée en 2010, mais à un niveau très élevé : 64 % en moyenne du chiffre d’affaires. (clic) »

Pour ceux qui ont pris option éco  en Terminale, tout y est. Pour les littéraires, accrochez-vous à l’éthique ou achetez le dernier numéro de SO FOOT consacré au foot des années 80. Les footeux étaient déjà stars, ils gagnaient bien leur vie, très bien même, mais le ballon rebondissait encore sur la terre ferme, on n’avait pas match à la télé tous les soirs, et les performances physiques étaient humaines, les joueurs ne couraient pas comme des dératés pendant 90 minutes sous perfusion d’une planche à billets.

C’était avant. Maintenant je suis un vieux con et je me réjouis du malheur des autres. Quand ils portent bas, crampons et protège-tibias, et qu’ils monopolisent l’argent public pour rénover leurs stades et des wagons de CRS pour calmer leurs supporters. Michel reviens !!!!! mais… sur le terrain.

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Bonjour Mel, 

Je suis Brinouille une coureuse parisienne autrefois sur Courir au Féminin. Ça fait bien quelques années que je n’étais passé sur ton (votre) blog Malin Maligne. Le hasard me faisant éplucher  la vie Bordelaise, je me suis rappelée de ta plume que j’aimais beaucoup et de tes billets, et j’ai lu beaucoup, beaucoup de votre blog en une soirée.

J’ai été extrêmement touchée par vos écrits, votre histoire familiale avec vos grands gars et votre petite étoile…Sans doute  m’a t’elle énormément émue (…) parce qu’elle était racontée avec beaucoup de pudeur, de sincérité et d’émotion, et je m’en suis voulu d’être passé  à côté de vos moments difficiles, de ne pas avoir écrit de petit mots au bon moment,  forcément faibles et anodins face à une douleur aussi présente…mais tout de même écrits. 

(………)

Aujourd’hui, c’est moi qui m’en veut de ne pas t’avoir écrit plus et mieux, Sabrina. Tu avais repris contact le 10 avril dernier, jour de mon anniversaire. Puis nous nous sommes écrits de loin en loin, on avait prévu de courir ensemble, de se voir, de boire un verre et puis la vie, le temps, ta blessure et ma flemme nous ont tenus éloignées l’une de l’autre.
C’est Bob qui m’a appris ta disparition hier. La nouvelle m’a bouleversée, tu étais si belle, si souriante, tellement pleine de vie et d’énergie.
Tu as décidé de t’envoler, de partir courir après Enzo là-haut. Embrasse-le fort pour moi, occupe toi bien de lui.
Je te pique un dessin sur ton mur Facebook, il est très beau.

Au revoir Sabrina…

courir

J’ai hésité entre Massacre à la tronçonneuse et Le secret de Brokeback Mountain en titre. J’aurais pu ajouter la Petite Maison dans la Prairie aussi. Finalement, j’ai fait un mix des deux premiers titres pour t’attirer toi lecteur du samedi. Depuis que je suis Dircom, je suis percutante. Non ?
Bref.
Le Festival Montagne et Musique à Palaiseau (91), tu connais ?
Quoi tu connais pas ???!!!

Moi non plus. Je te rassure.

Palaiseau, c’est dans l’Essonne, au sud de Paris. En gros. Et à priori pendant tout le week-end, il y aura là un village montagnard, un festival de musique et un concours international de bucherons.
International, le concours.
Ça veut dire qu’aujourd’hui et demain à Palaiseau, va y avoir du bûcheron chemisé à carreaux, tout en muscles qui va s’affronter à la hache horizontale et verticale ou à la tronçonneuse de vitesse. Que tu pourras y redécouvrir de vieux métiers, y goûter des produits artisanaux, y faire des jeux traditionnels ou admirer des chiens de traîneaux. Si tu restes un peu tu pourras même assister aussi à deux concerts.

Mais c’est pas ça le plus important, le plus important dans tout ça c’est qu’en plus de passer une très bonne journée en famille, tu pourras contribuer directement à aider la Recherche pour la leucémie ou la mucoviscidose et apporter un peu de réconfort aux enfants touchés par ses maladies.

En effet, la totalité des recettes de ce week-end sera versée aux associations « Etoiles des neiges » et « A chacun son Everest » au profit des enfants atteints de mucoviscidose, leucémie ou cancer.

Si pour toi c’est rien, pour moi ça veut dire beaucoup. Et ça méritait bien un billet exceptionnel du samedi.

J’en profite pour embrasser très fort Clémence et Bérangère qui se reconnaîtront, et leur dire qu’ensemble on vaincra !

La photo ? Mon voisin de voyage quand je suis partie à Nice cet été, un bûcheron je pense…

Gros bras

 

Quelle photo man-gifique comme dirait Gaspard. Tout y est, couleur, lueur, sueur, les suiveurs aussi, tout y est, Bolt, l’éclair, Bolt, la foudre, le clic déclenché pile au moment du clac, félicitations au point de vue du photographe, et à la qualité de son réflex(e) numérique.

Sur la photo on ne voit pas Christophe Lemaître tout à la douleur de sa dernière foulée, replié sur sa cuisse une fois la ligne franchie, la pluie qui glisse, le muscle qui lâche, ce visage, ce rictus, cette plainte, le champion égomusculocentré sait sur le champ que c’est foutu pour le 200.

Des mois d’entraînement réduits en buée pour un appui de trop, ou de trop peu, toute cette tension, cette pression, le corps se venge comme il pleut.

J’étais devant la télé, Mel au téléphone, j’ai dit « merde, merde, merde, c’est mort pour le 200 m », Ugo m’a dit « ého papa calme-toi c’est pas ton fils, tu le connais pas, modère-toi»,  j’ai répondu « je suis chez moi, je dis ce que je veux, retourne dans ton studio », Mel a persifflé « une semaine tout seuls et vous formez déjà un vieux couple qui s’engueule devant la télé ».

Elle a raison Mel, mais pas seulement. Si elle savait… Depuis mon aventure extra-conjugale qui a mal tourné au bois de Boulogne (clic), c’est la loose intégrale, mon corps m’a quitté. Samedi, lever des couleurs à 8 h, sur la piste à 9h, 8 fois 400 m pas trop mal en 1’22 et au 9ème une grosse douleur à l’ischio droit, tout le long du muscle comme tétanisé. J’ai quand même fini le 9ème et le 10ème histoire de n’être pas venu pour rien. Depuis une gêne persiste, je crains le pire. Parce que partir en vacances à Salobrena sans pouvoir courir c’est comme chercher la mer et finir à Houilles-plage. Parce que passer toute une semaine en tête-à-tête avec Mel sans chausser les Sayonara (clic) c’est comme chauffer une cocotte-minute sans valve de dépressurisation!

Je sais, c’est bon d’avoir des problèmes de riche, je sais que vous savez comme c’est bon pour moi, c’est pour ça que je vous en fais profiter.

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