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Home Ma vie et moi Carnet de chantier

Si je cours ? No comment…
Je passe mon tour et pour une fois, je vous parle déco. De ma déco de ma cuisine. Vous vous souvenez, on a acheté une nouvelle maison en région parisienne il y a pile un an. Belle maison des années 30, dans son jus des années 60 (clic y’a des belles photos d’archive). Y’avait deux ou trois trucs à reprendre. On a mis un an à en faire le tour des travaux. Tout y est passé même le toit. Restait plus que la cuisine à laquelle on est très attachée parce qu’elle est belle et qu’elle nous raconte plein d’histoires sur cette maison et ses habitants d’avant.
Mais, elle n’a pas de lave vaisselle et le plan de travail est trop bas pour mon dos. Entre autre. Alors, il y a peu, on a décidé que le moment était venu de réagir. Je vous raconte l’histoire de ma cuisine.

Elle c’est Marie, blonde bordelaise connue dans une autre vie puis perdue de vue et retrouvée à la faveur du projet de réhab de notre cuisine des années 50. Ou 60, je sais pas trop.

Lui, c’est Pascal son artiste plasticien de mari qui mélange Kingkong et Marilyn Monroe dans ses toiles.

Eux, c’est l’agence 161° (clic), une usine créative Bordelaise qui fait de la déco d’intérieur, du design, de l’art, du graphisme, de la com, de la muséographie et plein d’autres choses superbes.

Et nous, c’est nous avec une grosse année de travaux dans les jambes et une cuisine à finir de commencer sans qu’on s’en sente vraiment capable. Parce que trop de travaux tuent les travaux et surtout parce qu’on aurait aimé garder l’esprit vintage du lieu en lui donnant un vrai coup de neuf mais qu’on voyait pas du tout comment faire. Sans compter le temps et l’énergie qu’on avait beaucoup de mal à trouver.

Alors on a appelé Marie au secours et notre envie un peu floue s’est transformée en projet très concret.

On a commencé par lui faire part en quelques lignes seulement de nos j’aime / j’aime pas.

On lui a fait parvenir un petit book de photos de la maison pour qu’elle pénètre notre univers.

Et c’est à peu près tout.

Elle a très vite été emballée par notre projet et nous a embarqués avec elle dans son univers à elle. Dès son premier mail de propositions, on a su qu’on avait fait le bon choix. Tout ce qu’elle nous proposait était génial, on aimait tout, on voulait tout à quelques détails près.
Très concrètement, au départ, on avait, enfin ON A toujours quelque chose comme ça :

Et bientôt, grâce à Marie, ça ressemblera à quelque chose comme ça …
(to be followed)

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Oubliez  la salle Jean de Beauvais hyper-select de ma jeunesse estudiantine à Nancy, trop chère, 500 francs par mois, j’ai jamais pu me la payer.

Oubliez toujours à Nancy toujours, Le haut de Forme et son tenancier Jean-Pierre Loussori qui ont eu l’immense privilège d’accueillir mes first séances de soulever de fonte et surtout, surtout, de voir un de mes potes se taper la prof’ de sport dans le jacuzzi  bien avant Jean-Edouard et Loana qui n’ont donc rien inventé.

Oubliez ma toute 1ère salle de muscu ovilloise rupestre que je vous invite pourtant à redécouvrir en cliquant ici (clic).

Oubliez le Club Med Gym, Vit’halles et autres Forest Hill.

Oubliez tout ça, fermez vos yeux et tadaaaam ! Découvrez ma merveille, le dernier espace tendance à la mode hyperbranché dédié au culte de mon corps, un lieu incroyable de près de 12 m² mutualisé avec le congélateur et les derniers cartons du déménagement, découvrez the HOUILLES MUSCULATION’s SPACE en 2 photos :

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L’inauguration s’est déroulée dimanche dernier en présence de nombreuses personnalités, Mel, ancienne star des médias bordelais aujourd’hui recyclée, vu son âge, dans la communication des maisons de retraite, Ugo, mon fils canapé-jeux vidéos-pizza tout droit revenu de spring break et Gaspard, sosie de Justin Bieber.

Je ne sais pas ce qui me rend le plus fier, avoir enchaîné 6 tractions après une grossesse, 9 mois, d’interruption. Ou avoir  fixé mon espalier all alone, avec 2 visses sur les 4 requises, mais quand même ça tient.

Amie ovilloise, si toi aussi tu cherches un endroit sympa pour te refaire un corps parfait avant l’épreuve du maillot de bain brésilien, viens sans crainte, les portes de mon garage te sont grandes ouvertes, comme ça, toi et moi, rien que tous les deux, on ira  exhiber nos bodies musclés à Houilles-plage en juillet prochain.

Alors, elle est pas belle la vie en banlieue nord-ouest ?

 

« Houilles massacre à la tronçonneuse » tel est le titre de l’article du jour pour les non-bilingues comme moi.

Quand on a visité la maison à Houilles pour la 1ère fois, j’ai eu un vrai coup de coeur, comme sur fractionné, avec les puls qui montent et tout et tout.

Mais, comme pour les fractionnés, je me suis dit en mon for intérieur, jamais je vais pouvoir tenir rythme, c’est trop, j’suis pas fait pour ça, j’ai autre chose à faire, boire un verre de Negroamaro par exemple, filer voir DJANGO UNCHAINED le dernier TarantinoBref je me suis dit que le jardin et moi fallait qu’on ait une franche explication si on voulait tenir le coup, tous les deux, à Houilles, dans le soixante dix huit.

C’était il y a 6 mois, depuis je n’ai eu de cesse que d’imaginer ce moment, cette épreuve, cette rencontre, celle que j’ai vécue le week-end dernier, une affaire d’homme, le jardin, moi et ma tronçonneuse RYOBI achetée en promotion chez CASTORAMA de Cormeille-en-Parisis pour 89€ (clic).

Une journée et une matinée de travail, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour défigurer à jamais le jardin que la famille Lépine avait mis quatre-vingts années à planter. Je suis comme ça, le passé, l’histoire, la nature et tout son toutim, c’est pas mon truc, le jardin je l’aime avec une coupe bien dégagée au-dessus des allées, des bambous en bandoulière et sous mes ASICS une terrasse en bois exotique issue d’une obscure déforestation en Amérique du Sud.

Sinon je suis hyper-écolo et en faveur de la décroissance.

Revenons à mon nouveau moi manuel qui a germé en ce début d’année 2013, THE KING de la tronçonneuse RYOBI que je sais désormais monter en lame et de travers vu que la chaîne n’arrête pas de sauter dès que l’arbuste me résiste.

J’ai des vrais problèmes à Houilles.

Anecdote CASTORAMA : le vendredi, impossible de démarrer mon engin, je monte, démonte, reremonte, j’entends bien le moteur mais la chaîne ne tourne pas, impossible de couper quoi que ce soit dans cet état là. Ni une ni deux, Mel et moi on se rend chez CASTO bien décidés à nous expliquer sur cette satanée machine à l’obsolescence programmée. Le chef du SAV fumait sa clope sur le parking, on a bien vu qu’on l’emm*****t avec notre tronçonneuse, enfin surtout moi, on rentre, il rentre dans l’atelier, je lui explique mon problème, il branche la RYOBI, la chaîne tourne comme au début de notre liaison.

- Faut vérifier votre prise électrique Monsieur, ça marche !

Je m’emporte.

- Ah non ! je l’ai démontée-remontée 15 fois au moins, le moteur tournait mais pas la chaîne, c’est pas ça, j’veux comprendre, expliquez-moi !

Le chef du SAV rebranche la bête thermique de 1800 W, le sourire en coin, l’air goguenard, prêt à m’humilier  :

- bin vous voyez c’est comme pour une voiture, si vous mettez le contact et si vous n’enlevez pas le frein, bin, elle n’avance pas !

La honte sur moi et jusqu’à mon trépas. Il y avait donc un frein sur la RYOBI dont j’ignorais l’existence, décidément, la vie est pleine de surprises.

Le résultat de l‘élagage-dégarnissage sévère en photos y compris panoramique. Je vous ai aussi photographié la maison avec nos nouvelles fenêtres en alu anthracite de chez Lapeyre.

Le jardinage m’a épuisé, 5 kgs à bout de bras, des baobabs finis à mains nues, du dessouchage à la petite cuillère, ont eu raison de 2 sorties course à pied que je m’étais programmé pendant mes congés.

Pas grave, chez les MALINMALIGNE, niveau maison, on tient le bon bout, le printemps peut arriver, le jardin est prêt. Mais on va quand même attendre mars. Pour fêter le printemps.

Je m’aperçois que ça fait une éternité que je ne vous ai donné aucune nouvelle de ce qui constitue notre quotidien depuis maintenant plus de 4 mois. Les 4 mois les plus longs de ma vie de propriétaire. On en était resté là : Alors les travaux, ça avance ?(clic)

Alors oui ça avance, un peu. M’enfin (comme dirait Muriel Robin dans son sketch mythique d’où je tire le titre de cet article), ça avance, ça avance, mais moi je trouve qu’on s’éloigne de plus en plus de ce que je m’étais imaginée au départ.
Mais ça avance quand même. Alors qu’est-ce-qui avance ?

D’abord, on vit enfin dans un rez de chaussée habitable avec des fenêtres neuves format carte postale, le rêve de Bob. Tout finit par arriver. Alleluia. Suffisait de ne pas être trop pressé. Et de ne pas être cardiaque non plus.
Après avoir commandé 14 fenêtres et 3 portes chez Lapeyre, nous avons été livré de 14 fenêtres et deux portes, dont une blanche et pleine alors qu’on en voulait une gris anthracite et vitrée. Et devinez quelle porte a été posée en premier ? La seule qui n’aurait jamais du l’être.
Joie, bonheur dans nos coeurs lorsqu’on est rentré le soir et qu’on a vu une verrue en pvc blanc posée en lieu et place d’une porte fenêtre (avec vue sur le jardin) en alu.

Un mois et demie après, on n’a toujours pas de vue sur le jardin. La bonne porte a été commandée, on l’attend.

Cet épisode de la porte a été, je crois, le début de la fin. Après ça, c’est parti en sucette sans qu’on ne comprenne pourquoi. Chaque soir, je me demande quelle bonne surprise je vais encore pouvoir trouver à mon retour du bureau.
En deux mois, je pense qu’on a accumulé assez de bourdes de l’équipe à monsieur K, notre entrepreneur, pour que je puisse écrire un nouveau sketche à Muriel Robin.
Le summum étant une coupure fatale de notre chaudière mi-novembre et une température qui était descendue à 15° dans la maison en notre absence. Baisse de la température ambiante que ni l’ado ni la jeune-fille au pair n’avaient détectée alors que le problème s’était, semble-t-il produit en fin de matinée un mercredi, jour des enfants.
Ça aurait été trop beau que les djeuns donnent l’alerte à temps pour qu’on fasse intervenir un chauffagiste pendant les heures ouvrables. Non là, on n’a pu faire intervenir personne à 20h30, on a dormi à la fraîche après nous être tous douchés à l’eau gelée. Vivifiant.

Sinon ça avance. Quelques photos pour vous montrer quand même qu’après c’est plus tout à fait comme avant…

Bon alors vous en êtes où dans vos travaux ? me demandent systématiquement mes copines/mère/belle-mère/soeurs quand je les ai au téléphone. Tiens oui d’abord on est où dans les travaux ? Je ne sais plus trop, je me souviens juste que… on a débarqué de Naples un dimanche soir en août, il faisait beau, on sentait encore bon le sable chaud mais on a vite déchanté.

Faut dire que lancer un chantier de rénovation le 6 août pour que tout soit prêt le 20 août, en supervisant les travaux du bord de la piscine à Lecce (clic) c’était pas une bonne idée.

Bob a failli nous faire une crise cardiaque en découvrant l’état des lieux, la veille de l’arrivée du camion de déménagement. Des gravas comme s’il en pleuvait, Beyrouth à Houilles, aucun espace n’était épargné, même pas le jardin, impossible d’y planter une tente. On a dû squatter 3 jours à l’hôtel IBIS de Maisons-Laffitte (très bien l’IBIS de Maizlaf’) et stocker les meubles dans le garage avant de retrouver un semblant de dignité habitable. La crise du logement a duré 6 semaines, c’est court finalement 6 semaines, depuis l’entreprise Aycha continue d’entretenir la flamme à feu doux et de passer tous les dimanches chercher son chèque. Forcément, le reste du temps on n’est pas là, on travaille dans la capitale.

Raconter comme ça, finalement, je me rends donc compte que je ne sais pas où on en est dans nos travaux. Je sais que je dors dans un lit, dans une chambre, qui ne semble pas être la mienne vu que je la partage avec Gaspard. Je sais aussi que j’ai une salle d’eau avec du carrelage Zellig mais avec une évacuation directe de l’eau usée dans le jardin. Paraît qu’il faut tester si la pente de la douche permet un bon écoulement avant de relier le tout au tout à l’égoût. Ah si j’avais un mari bricoleur… Je sais aussi que j’ai une cuisine des années 60 avec rien aux normes et sans lave-vaisselle. Je sais encore que j’ai choisi un plancher hyperbeau mais déjà tout rayé mais hyperbeau pour le séjour et l’entrée.

Bref l’artisanat et le BTP c’est vraiment tout un monde. Et c’est ça qui est bien même si c’est pas le mien.
En vrac et dans le désordre quelques photos…

 

 

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