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Depuis que Bob est parti, je suis désormais enfin seule ici!

Pas tout à fait, à vrai dire.
D’abord il y a vous, ceux qui viennent régulièrement me lire, et puis il y a tous les visiteurs d’un soir, ceux qui arrivent ici grâce à Google parce qu’ils tapent « chatouille voûte plantaire » (flippant) ou « acide formique épilation » (dans quel article j’ai pu écrire ça?) enfin il y a les petits nouveaux, mes collègues, ceux avec lesquels je bosse tous les jours et avec lesquels je vis la moitié de mon temps. Coucou V., coucou O. coucou S., coucou les autres qui lisent en sous-marin. Mes collègues ou des relations professionnelles d’un jour qui me googlisent et se retrouvent propulsés dans ma 4ème dimension, que j’assume de plus en plus et de mieux en mieux. De toutes façons, j’ai fait le choix de ne pas me cacher alors autant assumer.

Pour vous, pour eux, pour nous, j’ai décidé d’abord de réorganiser un peu la configuration des lieux ici. Au fil des ans, les catégories ont fleuri et c’est un peu le bordel. Moi même, je navigue parfois à vue et me repère plutôt … mal. Quand j’ai besoin de retrouver un de mes articles, je suis obligée de passer par Google pour faire une recherche tellement je ne sais pas par où passer ici. La misère.
Premier constat.

Ensuite, si j’en crois Google analytics et ses statistiques de consultation, vous visitez beaucoup les pages de sport, celles de test. L’ancienneté du blog et le référencement naturel jouent à plein tube et maintiennent un trafic minimal.
Mais des tests, il y en a de moins en moins.  J’ai plus le temps.
Deuxième constat.

En revanche, depuis deux ans maintenant, je vous parlerais bien plus volontiers de tranches de vie, d’aventures perso et autres déconvenues qui prennent le pas sur ce qu’il reste de sport désormais.
Parce que de sport, dans ma nouvelle vie, il reste surtout une activité physique que je veux réduite mais régulière pour le contrôle de ma ligne qui part volontiers en vrille au grès de mes déjeuners de boulot ou dîners dans des restau italiens très bobo, comme Il Professore, excellente trattoria et son bar à cocktails en fond de salle pour débuter ou terminer une soirée parisienne.
Troisième constat.

Alors, quid ?

On fait bouger la ligne éditoriale un peu ?

Allez, chiche ! Le changement c’est maintenant. Pour une fois, je vous parle boulot.
Il y a quelques semaines, j’ai participé à un séminaire d’encadrement. Si vous prenez le train en marche, je suis dans une vie parallèle directrice de la communication d’une  boîte qu’on pourrait appeler ici BigBox. Et dont on reparlera parce qu’il n’y a pas que le sport dans la vie. Je l’ai déjà dit ça ?

Il y a quelques semaines donc, on s’est retrouvé entre membres du comité de direction (oui madame, oui monsieur, je suis membre d’un comité de direction) (gloire, consécration et rayonnement céleste) (ben quoi ?) pour bosser ensemble et apprendre à mieux se connaître pendant deux jours. (oué)

Et on a fait un drôle d’exercice, un truc classique en PNL (moi non plus je ne sais pas bien ce que c’est) qui m’a un peu scotchée. Je suis facilement scotchable.

Je vous passe tous les détails du milieu pour arriver à l’essentiel et vous allez comprendre où je veux en venir. J’espère.

A la fin de l’exercice qui avait débuté par une distribution de cartes, chacun s’est retrouvé avec une dizaine d’images qui comportaient toutes des codes couleurs. Des cartes rouges, bleues, jaunes et vertes. Il y avait des choses écrites dessus, on devait s’en choisir plusieurs et distribuer celles qui ne nous ressemblaient pas aux autres.

Chacun de mes collègues s’est retrouvé avec en main des cartes harmonieusement assorties. Chacun avait un peu de bleu, de vert, certains du rouge etc
Chaque couleur symbolisant un trait de caractère, le rouge plutôt leader, le vert plutôt consensuel, le bleu plutôt très réfléchi et super bien organisé etc. La dose subtile de chaque couleur faisait de chacun d’eux un manager plutôt équilibré.
Sauf moi.
J’étais monochrome. La seule.

Aucune carte verte ni bleue. Une personnalité ni trop réfléchie ni très bien organisée donc.

Dans mes mains seulement des cartes jaunes et deux rouges.
Dernier constat.
Flippant d’abord quand j’ai compris que le jaune était le signe de la créativité et du bordel ordonné. Un peu.

Evident ensuite quand il s’est avéré que le jaune ne pouvait vivre ni travailler sans les autres. Vous. Eux. Tous.

Voilà, en ce lendemain de 15 juin, le 4ème sans Enzo. Déjà. Seulement. Je mesure encore combien je ne pourrais continuer à exister sans les autres. Tous les jours. A la maison, au bureau, dans la vie, ici.
La preuve par les cartes. C’est aujourd’hui tout ce qui compte.
J’ai voulu illustrer cet article par un selfie de Leonie, 94 ans, et moi. Léonie, aux yeux malicieux, que j’ai rencontrée dans le cadre de mon boulot et qui m’a prêté son chapeau…

LéonieEtMoi

C’est l’histoire d’une fille. Vous la connaissez ? Non ? Oui ?
C’est l’histoire d’une fille qui a atterri à Paris il y a un an à peine. Après avoir vécu le meilleur et le pire dans sa vie d’avant. Qui a pris un virage professionnel à 180° et qui a mis plusieurs mois à comprendre et à apprivoiser  son nouvel environnement.

Alors la fille, elle se retrouve interviewée dans un article qui parle de la com de crise dans son secteur d’activité. Le sujet touchy par excellence pour une dircom.

Bref, c’est l’histoire d’une fille qui ne tire aucune gloriole (quoique) (j’ai fait des triple salto arrière quand même) de cet article mais qui tenait plus que tout à le partager avec vous ici. Parce que sans vous, sans cet espace d’écriture où vous venez me/nous lire chaque matin, rien ne serait arrivé. Cet article ne serait pas arrivé.

C’est l’histoire d’une fille, qui après un an de course parisienne, mesure tout ce chemin parcouru depuis que son Etoile est partie, qui se retourne encore chaque jour pour la chercher et  finit toujours par lever les yeux vers le ciel, résignée, en se souvenant combien il avait adoré voir sa maman sur papier glacé

Com

 

Maman on voit tes fesses.
Quoi ?
Bob regarde ma jupe steplé, on voit mes fesses quand je marche ?
Mais non, juste quand tu te penches. Faut pas te pencher c’est tout.T’es bien, qu’il m’a dit. Ou t’es bonne. Ou t’es bien bonne. J’aurais du me méfier.
8:45 arrivée au bureau, comme tous les matins je vais dire bonjour à S., on papote un peu, c’est le grand jour. Cet am, le séminaire d’encadrement sur lequel on bosse depuis 4 mois va enfin avoir lieu. Une bonne centaine de participants, des VIP, des administrateurs, de quoi me hacher le sommeil depuis plus d’une nuit. Je suis imbuvable, les enfantet et Bob me fuient, je noie mon stress dans le chocolat comme d’hab. Un jour j’arriverai à gérer mon stress.

Pour l’événement du siècle (en toute modestie) La Dircom que je suis s’est occupée de la com. En gros, j’ai testé des traiteurs. En très gros, jai pris 12kg. En vrai, c’est un peu plus complexe. Il a fallu que je donne mon avis sur le vin aussi. J’ai demandé un Bordeaux, comme je n’y connais rien, j’ai opté pour celui avec l’étiquette jaune dans ma cave. Tout le monde était content, séminaire réussi.

J’ai un métier difficile, hein. Je fais ma maligne mais lundi matin je rigolais moins.
S. me trouve élégante, on parle de ma jolie jupe et je lui dis justement que Gaspard est drôle ah ah.
Je me retourne joignant le geste à la parole pour lui montrer l’élégance de la fente et là S. me dit que ben non c’est pas vraiment si drôle, parce que OUI ON VOIT VRAIMENT MES FESSES.
A l’insu de mon plein gré, La jolie fente de ma jupe s’était donc  transformée en faille de San Andreas avec vue directe sur mes fesses.
Je pense que le Big One à côté de ma réaction quand j’ai compris que j’allais me balader toute la journée les fesses à l’air restera du domaine de l’anecdotique. Je pense aussi que je suis prête à faire sirène d’alerte le moment venu.
J’ai réussi à informer d’un coup la moitié du siège  (elle est facile) que je portais une tenue indécente. Ca doit être ma meilleure qualité professionnelle ça : mon sens très développé de la discrétion en période de crise. Essentiel dans mon métier.
Heureusement S. m’a sauvé la vie en me recousant la faille. Mais  j’ai quand même préféré finir la journée en marchant à reculons. Principe de précaution.

La photo ? Un de mes tests traiteur. L’entrée. Après j’ai du choisir entre trois plats. Et trois desserts. J’ai testé le cocktail   déjeunatoire du lendemain aussi. Je suis prête pour Top Chef.

TestTraiteur2

21h16.
Dimanche 23 septembre 2012.
Je viens de finir la vaisselle.

A Houilles, c’est retour vers mon passé lorrain tous les soirs, on a des volets en fer, des fenêtres d’avant le choc pétrolier et un lave-vaisselle Em-manuel (jeu de mots).  A Houilles, tous les dimanches soirs, Mel me dit : qu’est-ce que je vais écrire pour demain, t’as pas une idée ? Allez dis-moi, autrement j’te repasse pas ta chemise !

A la longue, ça lasse les rapports maître-esclave. Mais plutôt que de recourir à la force physique, je préfère abuser de ma vive intelligence pour me libérer, sortir du traquenard dominical par là-bas. Futé comme je suis,  hier,  j’ai emmené bobonne en balade en fin de journée,  le SONY en bandoulière, et pile au milieu du pont de Bezons, cette phrase qui marquera l’histoire des rapports homme-femme pour des siècles et des heures : tiens chérie, souris ! j’ai le panneau Nanterre en fond d’écran, ça fera une belle photo pour ton article de demain !

Elle a souri, j’ai pris la photo, on est rentré.

Y’en a là-dedans.

Et puis comme dit le philosophe dans La cité de la peur (clic) on peut mentir une fois à mille personnes, mais pas mille fois à une personne, bon c’est un peu tiré par les cheveux à poux de Gaspard mais fallait que je la place ma citation, c’est une ligne d’écriture de gagnée sur mon total du jour, et c’est indolore pour vous.

STOP.

Arrivée à ce point de lecture, la plus vive d’entre vous aura constaté que mon stratagème a échoué. Puisque c’est moi qui écris. J’invite la moins vive d’entre vous à tout reprendre tout depuis le début, toute seule, aujourd’hui j’ai pas trop le temps de lui faire un dessin, mais demain, si elle est encore là, je prendrai le temps, promis. OK Steph’ ?

START.

Le grain de sable de mon stratagème de libération ? Gassou  et son fébricule de 19h15 au retour du footing Houilles-Carrières-sur-Seine-Bezons-Carrières-sur-Seine-Houilles. Un mini-footing de 9,2 km en une vitesse record de 59’42. Un peu plus de 9 km/h de moyenne.

Quoi Gaspard ? Ne vous inquiétez pas, ça couvait depuis plusieurs jours, fallait bien que ça nous arrive, l’air pur des montagnes d’Houilles lui aura été temporairement fatal. Angine ou réalité ? vous le saurez en lisant MALINMALIGNE prochainement. Ou DOCTISSIMO.fr.

Comme MALINMALIGNE est et restera à jamais un site de sport au féminin, je vous dois le compte-rendu détaillé, précis, descriptif, analytique, avec force termes techniques, du mini-footing pour femme de 9,2 km en une vitesse record de 59’42.

Consonne. Voyelle. Consonne. N U L. Et encore je suis gentil, j’ai besoin d’une chemise pour demain. Quand je pense que Paris-Versailles 2012 c’est dans une semaine…

Vous croyiez avoir seulement perdu la plume de MALINMALIGNE, vous découvrez que la sportive s’est aussi envolée vers le paradis Nutella, la plume et la sportive sont ailleurs, dans une galaxie fort fort lointaine. Donc les agences de com’, oubliez son mél et invitez-moi aux tests et inaugurations en tout genre, je suis joignable à toute heure du jour et de la nuit et en plus, moi, je suis un VRAI sportif 2.0 ! je fais des photos quand je cours !

Quant à Mel, avec la forme qu’elle tient, j’hésite entre la refourguer au TROC’ATHLON de La Défense ou à la Foire de Bezons du 23 septembre dernier. Problème de concordance des temps, je sais, c’est fait exprès, pour Steph’ si elle parvient jusqu’à ces mots après son excellent chrono de La Bordelaise….

Amie lectrice à bientôt puisque ce blog est mien à présent.

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