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J’ai toujours cru que mon investissement sans limite pour le service public serait un jour reconnu par mes pairs et par ma mère nourricière depuis 18 ans, bref qu’un jour ma boîte ferait de moi le manager de l’année dans le mensuel maison, CDscope.

J’ai toujours cru que tous les articles consacrés à Mel étaient des escroqueries et que c’est à moi que la presse sportive bordelaise devait s’intéresser, à toutes mes performances physiques extraordinaires. Merveilleuses. Hors du commun. Limite sur-naturelles. Je m’aime en ADIDAS ENERGY BOOST.

Mais voilà la vie est mal faite. J’sais pas si Dieu existe mais s’il existe, y’a de la friture sur la 4G qui nous relie, il a mal compris, ou il a confondu les mots, enfin… toujours est-il que le magazine du groupe Caisse des Dépôts vient de consacrer une pleine page. A moi. Aux projets running qu’on porte à plein.

Je suis une star ! pas tout seul mais c’est normal, la course à pied est un sport collectif. Ah non ? Ah bon.

La suite ? En toute logique, un article sur mes qualités de top manager dans le prochain numéro de ZATOPEK. Si Dieu existe. On le saura bientôt.

PS : un jour on causera sport en entreprise sur MALINMALIGNE, un truc ‘achement important.

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Il y a des rencontres dans la vie qui ne doivent rien au hasard. Ma rencontre avec Cubeek est de celles-là. J’ai rencontré Géraldine, la rédactrice en chef du journal un matin de février 2010 dans une salle de sport (quand je vous dis qu’il n’y a pas de hasard). Cubeek n’existait pas encore. Géraldine le portait en elle, le mûrissait et moi je lançais ce blog.
Ce matin là autour d’une Power Plate, elle m’a parlé longuement de ce projet de journal d’infos gratuit plutôt culturel (mais pas que) qui mettrait à l’honneur des bordelais et des habitants de la CUB, m’expliquant que c’était avant tout une histoire de famille, qu’ils voulaient mettre en synergie les expertises de chacun pour produire quelque chose de différent, créer du lien, rapprocher les quartiers, suivre les lignes du tram.

Je me souviens l’avoir écoutée avide et passionnée pensant que je vendrais bien père et mère (surtout mon père) pour travailler avec eux.
Et puis les semaines ont passé, le projet a mûri tant et si bien qu’un beau jour de juin, il est né. Le premier numéro de Cubeek est sorti le 15 juin 2010, le jour où Enzo est parti rejoindre les étoiles.

Je me souviens avoir écrit à Géraldine un soir tard, je me souviens son coup de fil le lendemain tôt, je me souviens de ce café que nous sommes allées boire, des larmes qui ont coulé, de sa main qu’elle a mise dans la mienne.
Et puis je me souviens de sa première commande, de cet article qu’elle a voulu que j’écrive pour leur journal, de la peur mêlée à la fierté, de cette première interview que j’ai menée, de la pression que je me suis mise seule, des relectures que j’ai infligées à Bob, de l’appréhension qui m’a envahie lorsque j’ai envoyé le mail et sa pièce jointe, de l’angoisse de l’attente, du bonheur de ce SMS me félicitant pour mon travail.

Hier soir, l’équipe de Cubeek était réunie autour d’un verre, heureuse de se retrouver, curieuse de découvrir le dernier numéro. Le numéro 9 déjà.

Un numéro très réussi dans lequel portraits, zoom et link s’articulent autour d’un gros dossier sur l’IVG à l’occasion de la mise en place du « Pass Contraception » en Aquitaine. Pour ma part j’y signe un papier sur Le Discobike, dont je vous ai déjà parlé ici (clic).

Hier soir en rentrant, j’étais fière de faire partie de cette petite équipe là. Et je me suis dit qu’Enzo en faisait un peu partie aussi …

NB : vous pouvez retrouver Cubeek gratuitement dans 400 points de distribution de la CUB (médiathèques, commerces, Cap Sciences etc) et à son point de distribution fixe au 8 Porte Basse, dans une très jolie boutique depôt-vente.

 

 

Dans la série, je monte à Paris au mois de novembre et je fais le tour des médias parisiens, après Canal + et le hand (clic) aujourd’hui Stylia et la mode.
Vous ne connaissez pas Stylia ? Moi non plus avant que la chaîne ne me contacte.
TF1, ça vous dis bien quelque chose ? Moi aussi ça me disait bien quelque chose de me retrouver dans la même maison que Claire Chazal et Laurence Ferrari.
Stylia est un bébé du groupe Bouygues, une chaîne du Pôle découverte de TF1, au même titre que Ushuaïa TV et Histoire. Art de vivre, luxe et tendances sont ses trois mamelles. Chic et fashion.
A priori pas de sport au programme de cette nouvelle petite chaîne qui aimerait émerger, plutôt du bien-être.
Et comme on parle bien-être à longueur de blog ici et que dans bien-être y’a mode, j’ai été invitée. CQFD.
Voilà. Plutôt mourir que de ne pas y aller.

Or donc, je suis allée à une projection privée (si) d’une avant-première (ouais) dans les locaux de Stylia à TF1. J’y ai découvert une petite émission PPTS, comme Prêt-à-Porter Tout de Suite, bien balancée, diffusée tous les jeudis à 19h40.

Une émission réalisée par Loïc Prigent. Un copain de Mademoiselle Agnès ( ex-miss méteo de Canal+), m’a expliqué ma voisine.

Toute l’équipe de l’émission était présente, Loïc Prigent , le réalisateur donc (qui m’a claqué la bise), Elisabeth Bost, la présentatrice (belle, blonde, pétillante) et Hugo Lopez, le rédac chef (jeune beau brun) pour nous présenter une version longue (52mn) inédite de l’émission hebdomadaire. Version longue PPTGBD ( Prêt-à-Porter Tout de suite le grand bilan de Défilés) essentiellement dédiée à la fashion week d’octobre dernier, aux tendances des saisons à venir, aux coulisses des défilés, aux polémiques qui ont secoué le microcosme de la mode, avec en bonus une séquence fashion police grinçante à souhait décryptant pour nous les fashion faux pas de la grande prêtresse de la mode, Anna Wintour herself, entre autre.
J’ai beaucoup aimé. Et j’ai tout compris. Comme quoi, inutile d’être blogueuse ès mode, option people pour apprécier.

J’avoue avoir un peu ri jaune quand même en entendant le jeune Hugo (qui pourrait être mon fils) dire à propos du défilé de Jean-paul Gaulthier :  « C’est un défilé à l’ancienne, un peu comme dans les années 90 » (sic)
J’ai surtout compris qu’Isabelle Huppert n’a pas une vie facile tous les jours, obligée de courir de défilé Balenciaga en défilé Carven, imposant à l’un (et donc à tout le public présent) d’attendre la fin de l’autre pour commencer.
J’ai été émue en voyant les images de Sonia Rykiel, très affaiblie par la maladie et très entourée aussi par ses petites filles.
Emue aussi de découvrir Christophe Lemaire (à ne pas confondre avec Christophe Lemaître), le directeur artistique de la maison Hermès qui a peu ou prou la même coupe de frange monacale que celle Do it by yourself avec mes ciseaux dans ma chambre en loucedé de mon fils, 3ème du nom. Si ça se trouve mon fils est le futur fashion couturier de la prochaine décennie. Et moi qui l’ai puni.
Où j’ai appris que les tendances à suivre sont celles de Vaccarello et Haider Ackerman.

Le tout sur un ton léger, drôle, décalé emmené par une Elisabeth Bost complètement déjantée, très Frédérique Bel de la Minute blonde, j’ai trouvé.
Bref, un vrai bon moment de détente que je vous recommande de retrouver sur Stylia. Si vous êtes abonnés, grâce au câble, satellite ou ADSL, si j’ai tout bien compris.

Je vous laisse avec la bande-annonce en espérant que vous puissiez la voir, mais rien n’est moins sûr…

Je sais, je vous ai laissé en plein doute hier, la santé de Mel, et en plein espoir aussi, un article sur le squash en ce vendredi.

Et finalement on se retrouve aujourd’hui avec un article sur les salles de fitness low cost à Bordeaux, rédigé par Mel et publié dimanche dernier dans LE MAG, le supplément de Sud-Ouest.

Mais promis, lundi vous aurez un article sur le squash. Ou sur Fabien Ollier. Et peut-être des news sur la santé de Mel.

Fitness low cost à Bordeaux

Fitness low cost à Bordeaux

 

Aujourd’hui je reviens (enfin) sur mon évènement bloguesque de l’année. Mon invitation à la projection presse du DVD Des Barjots aux Experts. A Canal +. Moi. Mel. Blogueuse Bordelaise. J’ai du me pincer fort pour y croire lorsque j’ai reçu l’invitation, vous savez.

Passé le premier moment d’euphorie qui a duré trois semaines, j’ai été assaillie par le doute existentiel et les angoisses métaphysiques. L’avant-veille de mon départ. Et je (donc toute la famille) suis entrée dans un état de panique aigu.

Angoisses existentielles : Bob, t’as pensé à me réserver mon hôtel ? Et mon billet de train pour Paris ? Tu l’as pris ? Tous les hôtels sont pleins ! Mais où je vais dormir ? T’as vu l’état de ma coupe de cheveux ? Ils vont me lancer des pierres les handballeurs.

Doutes métaphysiques : Et qu’est ce que je vais leur dire moi à ces joueurs ? Je sais même pas comment je vais m’habiller. De toute façon, c’est simple j’ai rien à mettre.  Parait qu’il y aura Costantini, j’sais pas trop qui c’est. Je connais que Karabatic, et Kinder. Bob tu peux appeler l’ostéo, j’ai besoin qu’il me recentre les énergies. Vite là. Pourquoi ils m’ont invitée d’abord ? Je crois qu’ils ont du se tromper. Ils vont vite s’en apercevoir. En voyant ma coupe de cheveux.

Une fois que tout le monde a été bien soulé par mon stress testing, je me suis détendue. J’ai passé ma nuit à réviser mes classiques. L’Equipe, Handball magazine et HandNews. Et je suis partie pour la capitale en laissant Gaspard et son père décompenser sur le quai de la gare.

Paris mercredi dernier, je descends du TGV gare Montparnasse en trench et petite jupe. Choc thermique. Il fait 2° , à Bordeaux il en faisait 25°.

Je vous passe Zazie dans le métro et mon arrivée à l’hôtel, j’ai tout fait le nez dans mes notes, mes fiches, mes pense-bêtes pour mon Bac blanc télé option interview de Costantini et Nicolas Chardon.
17h00 direction les studios Canal+
Début de panique envahissante.

Arrivée dans le hall de la chaîne, je comprends que le but de ma soirée sera de me confondre avec les murs ou les fauteuils.
Tout le monde semble se connaître, les gens se parlent, je cherche un regard auquel m’accrocher. Personne. Deux charmantes hôtesses distribuent badges et laissez-passer. Je choisis celle de gauche, donne mon nom, mon prénom, elle scrute sa liste, ne me trouve pas. Panique intérieure. Elle appelle sa collègue. Non décidément y’a pas mon nom sur la liste. Ok, pas grave, je rentre à Bordeaux. Mais vous êtes journaliste ? Je n’ose répondre. Vous avez droit à une accréditation presse, file de gauche ! Orgasme. Mais oui où avais-je la tête, je suis journaliste. Enfin rédactrice. Rédactrice journaliste. Un peu. Disons directrice de rédaction, journaliste et blogueuse. Soyons précises après tout.
Accréditation presse en main, dossier de presse au cou, je tourne en rond sur moi-même en faisant semblant d’envoyer des sms à ma rédaction : « Comment va Gassou ? Il a arrêté de pleurer ? Et Ugo il est rentré du lycée ? »
Illumination. Je croise le regard de Nicolas, un des réalisateurs du DVD, je le reconnais. Je l’appelle. Je crie son nom. Je lui cours après. Pas de réponse. Je l’attrappe par l’épaule, implorante, il me regarde, implorant :  » Oui oui je sais qui tu es, mais là j’ai pas le temps, on se voit après « .
J’hésite entre whoooo la vache, call me Laurence Ferrari  et hannn comment il m’a snobée. Je me retourne pour cacher mes larmes de désespoir et tombe nez à nez avec Bhakti, l’agent de Karabatic, rencontré lors de ma visite au village Ferrero (clic). Je l’embrasse, m’accroche à lui comme Bob à ma base My-SQL, on discute, il me présente à son voisin :  » Carmel, blogueuse  » Air interrogatif de son interlocuteur, président du Paris handball club qui semble tout ignorer de ce nouveau métier qui n’en est pas un. Bhakti pédagogue : « C’est une blogueuse, elle écrit pour les mères de famille » Je peine à dissimuler ma stupeur. Euh oui mais pas que. Il en remet une couche : « Elle écrit des articles et se fait arroser par les marques en fait » . Décomposition progressive. Moi qui me suis payée toute seule mon billet de train et ma chambre d’hôtel pour venir. Visiblement l’image de la femme dans la blogosphère a encore du chemin à faire. Et moi aussi.

En attendant de mener mon combat pour réhabiliter la blogueuse que je suis, je prends la direction de la salle de projection. Et m’assois à coté de la chargé de com d’Orangina. Si ça se trouve je vais repartir avec une caisse de soda. Une célébrité du foot s’assoit devant moi. Costantini devant lui. A sa gauche Jackson Richardson. Gregory Anquetil à sa gauche. Olivier Girault derrière lui. Andrej Golic devant lui à gauche. Vincent Radureau juste à droite. Un intrus s’est glissé dans ma liste, sauras-tu le retrouver ?

L’équipe des réalisateurs monte sur scène, se présente, le stress de Nicolas Chardon s’est envolé, je le trouve très à l’aise, drôle, passionné par sa passion et heureux de nous présenter le fruit de leur boulot. Après une volée de remerciements, des applaudissements chaleureux fusent.

Silence ça tourne…

( to be continued)

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