Home Malin Maligne dans les médias

Le titre de ce billet n’est pas un simple jeu de mimétisme avec celui d’hier (clic).

Explication de texte pour vous, jeunes et un peu moins jeunes filles, qui avez passé le bac de Français. Un jour.

L’analyse sémantique et grammaticale révèle deux parties, une construction en miroir avec mise en abîme.

Un expert. Ma 10ème défaite mardi, cette fois contre Laurent B. me vaut  d’entrer au Panthéon du squash, je suis le soldat inconnu de la petite balle en caoutchouc noire, mort au parquet d’honneur. Un expert de l’échec. Désormais je n’ai plus qu’un seul objectif dans ma vie, prendre le T (clic), c’est à la vie à la mort, rien ne m’arrêtera.
L’expert en question
pourrait aussi être Bertrand Gille mais faut attendre la fin du billet pour comprendre.

Avec une blogueuse. Sans moi la star des médias bordelais n’aurait pas vu vivre sa folle journée d’hier sur les champs-Elysées de Paris, enfin plutôt les rives de Studio Canal  et de Pierre de Coubertin. Je suis l’homme qui réalise son rêve , j’ai la super-puissance d’un super-héros et ceci dit sans me vanter.

Un super-héros qui manuscrit un plan détaillé à Zazie et son I-Phone pour qu’elle ne se perde pas dans le métro. Un super-héros qui console Gaspard quand il pleure sur le quai de la gare. Un super-héros qui cuisine illico presto deux steaks hachés et des pâtes à Ugo quand il rentre à 12h35 et lance  » C’est pas encore prêt, j’crève la dalle moi ! ». Un super-héros qui fait le ménage, aspirateur, vitres, vaisselle. Un super-héros qui aide Gaspard dans ses devoirs (incroyable, en classe de Maternelle, obligé de se taper une histoire d’éléphants de 30 pages et de lui poser des questions sur sa compréhension du texte… STOP à l’externalisation des services publics, HALTE à la RGPP (clic) ). Un super-héros qui n’a même pas eu le temps de courir cette semaine à cause de la reine des blogueuses alors que dimanche, c’est marathon Nice-Cannes.

Pourtant le super-héros ce matin est à terre. Comme tous les super-héros masculins, BATMAN, SPIDER MAN, François Hollande,  je suis seul, triste et perdu.

Comme eux, je suis l’incarnation de ce que la gente masculine subit au quotidien depuis le début des années 70 et le mouvement de libération de la femme. Je suis la quintessence de l’homme moderne, celui issu de la mutation du genre féminin, la femme aux paillettes, l’homme aux paupiettes, le mâle qui oeuvre en coulisses, dans le noir, pendant que la mutante s’ouvre au grand jour, je suis celui qu’on ne voit jamais et qui finalement meurt seul, abandonné par ELLE qui s’amourache d’un handballeur.
Le cas classique. J’allais écrire le coup classique mais non, c’est plus fort que ça.

Tel est mon destin, je m’y prépare, je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières mais si la star des médias revient auprès d’un gauchiste après avoir goûté aux places VIP dans les tribunes et au champagne de Canal, ce ne sera pas par idéologie… ce sera parce que Bertrand Gille (look at the copie d’écran) n’aura pas voulu d’elle, pas  par amour pour son homme et ses deux nains. La star des médias bordelais rêve de quitter la Province pour conquérir Paris, je suis son Balzac, elle est ma Rastignac, comme toutes les ascensions motivées par la quête de la gloire éternelle, cette histoire finira mal.

Il faut que je m’en souvienne pour le squash. A ce sujet, parce que c’est quand même là l’essentiel, si un joueur classé voulait m’apprendre à servir, je suis prêt à lui offrir 45 minutes de rêve. Avec moi. Au squash de Bordeaux-nord (clic). Enfin… Dès que Mel n’aura plus la grosse tête et qu’elle acceptera de nouveau de garder les nains, faire la vaisselle, laver mon linge. Et celui de Bertrand Gille.

———————————COMPLÉMENT DE 13H30—————————————————

HELP-Il vient de se produire une explosion dans le micro-ondes –SOS– Merci de prévenir les secours –HELP– Appeler l’autorité de sûreté nucléaire –SOS– Et aussi le Parti socialiste et Europe Ecologie Les verts –HELP– je crois bien que mes petits pois étaient au MOX –SOS

 

J’ai la trouille…J’arrête pas de me répéter « ça ne dépend que de moi, ça ne dépend que de moi », mais je sais bien que si ça ne dépend que de moi, je n’ai aucune chance.

La chance de quoi ? Bah la chance de ma vie ! Celle d’être invitée à la projection presse du lancement du DVD « Des Barjots aux Experts » ce soir dans les Studios Canal+

15 jours que je le sais et 15 jours que je fais du media training avec Bob (mon mari) (bienvenue nouveau lecteur) derrière la caméra Super 8. Coiffeur, manucure, gommage, achat d’habits du dimanche et lecture des oeuvres complètes de Danièle Costantini et Claude Onesta, en version bande dessinée parce que moi, le handball, c’est pas mon truc à la base. Moi ce qui m’intéresse c’est l’humain, la rencontre, la découverte, l’athlète en maillot, les coulisses, la zone mixte (celle où tu as besoin d’une accréditation pour exister), le petit bout de la lorgnette en somme, tout sauf la technique.

Normal me direz-vous, je suis blogueuse, pas journaliste à l’Equipe. Enfin, pas encore. Nannnn j’déconne. Ca c’est le rêve de Bob pas le mien.

A partir de maintenant, je vais tout vous dire, vous allez tout savoir. Tout savoir de mon voyage à la capitale, mes voisins de compartiments, mes errements dans le métro, mon arrivée à l’hôtel, à Canal+, comment les gens sont gentils avec moi ou pas, s’il y a des petits fours, qui va mettre la cassette dans le magnétoscope, quels joueurs seront présents dans la salle et lequel est le plus grand, le plus beau, le plus fort, combien de fois je vais applaudir, pleurer, quelle question saugrenue je vais poser à Daniel Costantini et aux réalisateurs en salle de presse (à ce sujet si vous avez des questions, lâchez-vous dans les commentaires), qui va me reconnaître, si je vais réussir à trouver mon chemin entre les studios de Canal et le Stade Pierre de Coubertin, parce que oui je suis aussi invitée au match Paris-Montpellier, en classe VIP.

Et après tout ça, je pense que j’irai me coucher.

Pour suivre ma folle journée, c’est facile, c’est pas cher et ça peut rapporter un gros lot. Je vous raconterai tout heure par heure, en mots et en photos et si j’arrive à trouver la touche REC, je vous ferai même une vidéo.
Ok on y va ?

Alors, rendez-vous sur Facebook (clic), sur Twitter (clic)

Un DVD  » Des Barjots aux Experts »  à gagner sur Facebook par tirage au sort parmi tous les commentaires.

Et un tee-shirt dédicacé par des joueurs stars interplanétaires du hand sur Twitter, en répondant à une question que je poserai dans les 5 dernières minutes du match.

Voilà, vous savez tout. Souhaitez-moi good luck, Tutto dipende da me… e se dipende da me sono sicura che non ce la farò. Nanni Moretti dans le texte…Caro diario.

Je vous ai déjà souvent parlé du Mag ici, le supplément de Sud Ouest pour lequel je pige. Quand j’écris pour la rubrique bien-être, c’est la plupart du temps sur des sujets que j’ai déjà traités sur le blog avant.
Par exemple, l’article que j’ai signé il y a 15 jours traitait du nursing touch, dont je vous ai déjà parlé là (clic).

J’ai eu envie de le re-publier (encore), d’abord parce que son écriture est à mi-chemin entre celle du blog et celle d’un article classique, avec notamment l’emploi du « je » pas très journalistiquement correct qui s’est imposé à moi cette fois là et dont on ne m’a pas tenu rigueur. Parce que j’ai eu des retours sur cette nouvelle pratique de massage, notamment un joli retour qui me tient à coeur et qui vient de l’hôpital des enfants.
Enfin et surtout parce que la série de photos faite par Bob pour illustrer l’article est très belle, que je trouve qu’il a raté sa vocation en faisant du droit et que ça me permet de lui dire publiquement merci et aussi que j’aime passionnément travailler avec lui.

Bonne lecture !

 

Aujourd’hui, permettez-moi de faire un peu d’auto-promo. Le dernier numéro de Cubeek est sorti avec un article signé de ma blanche main dedans. Cette fois j’ai commis un portrait du docteur Isabelle Muller, médecin psychiatre, responsable de l’antenne médicale de prévention dopage au CHU de Bordeaux.
Passionnante et passionnée, elle m’a parlé de ces sportifs de haut niveau (ou pas) qui sont pris les doigts dans le pot d’anabolisants et autres substances dopantes, qu’elle reçoit et prend en charge au CAPS ( Centre d’Accompagnement et de Prévention pour les Sportifs), unité unique en France.

J’aurais aimer faire un numéro spécial entièrement dédié au sujet tellement il est vaste et captivant (je pense que j’y reviendrai ici d’ailleurs), mais je n’étais pas toute seule sur le coup. Je vous encourage d’ailleurs à vous procurer ce numéro d’automne, vous y trouverez une série d’excellents articles, et notamment un dossier fort intéressant sur la « carte scolaire assouplie mais résistante » …

Je l’attendais impatiemment. Je me voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait…
A dire vrai, notre histoire avait mal commencé.
On s’était trouvé sur Facebook, nous avions échangé par mails, puis on s’était donné rendez-vous à Milan. Avant la course, à l’arrivée de la course, après la course.
Finalement, on ne s’est jamais vu. (je suppose qu’elle n’a pas eu la patience d’attendre 4h47, sous le soleil exactement)
Elle est repartie un jour avant moi. Elle sur Paris, moi à Bordeaux.

C’est un beau roman, c’est une belle histoire…

Puis on s’est appelé. On s’est parlé longtemps, très longtemps par téléphone cette fois. De la course, de ma course, de l’avant, du pendant, de l’après. Della Piazza del Duomo, des canaux, des voitures qui klaxonnaient parce que bloquées 4h47 un dimanche matin, du ravitaillement d’eau sans eau (enfin si y’avait de l’eau, celle des bornes d’incendie ) et sans éponge, de mon anniversaire, de mes amis, de Bob. Tout ça quoi. On s’est quitté heureuse. Je lui ai même envoyé ma photo.

Et puis le temps a passé. Les numéros de Jogging International sont sortis sans que je ne me retrouve jamais dedans. J’ai pensé qu’elle m’avait oubliée. J’ai osé lui écrire. Elle m’a vite rassurée, m’a dit le 05 août c’est bon. Le 04, j’ai quand même envoyé Mamillon à la presse de quartier, toute coincée que j’étais à l’appart avec le nain numéro 3 et son angine. Mais elle est revenue bredouille ( enfin non pas tout à fait, elle m’a acheté tous les mag de running du rayon), demain, il sort demain.

Le lendemain à l’heure où blanchit la campagne, je me suis mise en quête du Saint Graal que j’ai fini par trouver. Fébrilement, j’ai cherché l’article « La classe à Milan », page 72.

Et là. Là. J’ai compris que tout était fini entre nous.
Madame Chantal le petit encadré sur moi, il est mimi, mais tout riquiqui, je ne me retrouve pas dans le corps de l’article, le vrai, le grand, c’est pas juste, c’est moi qui ai couru le plus longtemps. 4h47 !
Et puis mon âge, là comme ça en gros, sous mon portrait (qui date d’il y a 7 ans quand j’avais 34 ans), c’est dur. (Pourquoi pas mon poids aussi.). Si vous aviez écrit l’adresse du blog, ça c’était de l’info. (Pour augmenter un peu mon traffic). Et le crédit photo, j’aurais bien aimé le voir à mon nom puisqu’elle est de moi, la photo.
Surtout je vous trouve super gentille avec la maratona di Milano, c’est bien qu’on était parti en équipe et que c’était un jour particulier pour moi parce que sinon franchement il ne vaut pas vraiment le déplacement. Ou alors uniquement pour faire du tourisme. Comme moi.
J’ajouterai que vous n’avez pas cité la performance du Kényan Jafred Chirchir Kipchumba, et de l’Ethiopienne Ansakech Egigayehu Mengistu, arrivés respectivement en 2h09’15 » et 2h25’50 » c’est dommage.
Mais ça n’avait sans doute rien à voir avec le schlimblick et l’angle choisi pour votre article.
Bref, je suis pas contente. J’attends donc en réparation du préjudice moral voire financier ( ça c’est Bob qui me le dicte) une pleine page dans le prochain numéro de Jogging International. Bisous.

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