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Plus ça va et plus je suis à la recherche de pratiques douces provenant de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Tout ça me parle, me rassure, m’apaise, me convient bien. L’idée d’anticiper la maladie, d’apprendre à la tenir à distance pour ne pas tomber malade me réjouit. C’est très certainement lié à mon histoire, à notre vie ces dix dernières années, à Enzo évidemment.
Je vous rassure, si un pépin de santé survenait (mais vue nos antécédents, j’ose espérer qu’on va être épargné pour les 50 prochaines années ) (au moins) il ne me viendrait pas à l’idée de troquer mon bon vieux généraliste contre un praticien formé uniquement en ethnomédecine chinoise.
Non, c’est juste que tant que tout va bien, j’essaye de faire en sorte que l’équilibre (précaire, je le sais) de mon yang et de yang perdure.

Et le Dien Chan dans tout ça ? Le Dien Chan c’est de la réflexologie faciale, à peu près le même principe que la réflexologie plantaire mais pour le visage. Méthode relativement jeune créée par un acupuncteur vietnamien il y a 30 ans qui voulait s’affranchir de ses aiguilles et diversifier sa pratique.
Le principe ? Utiliser le système nerveux du visage pour stimuler des zones réflexes et permettre le soulagement immédiat d’une douleur.
Une méthode parmi d’autres ?
Hier j’ai testé pour vous.
Je me suis rendue au cabinet d’Isabelle Despessailles rue de Brach à Bordeaux. Centre pluri-disciplinaire où les kinés côtoient les  réflexologues et les masseuses. Rappelez-vous c’est là que j’avais rencontré Florence Bodin et son massage tibétain de 3h (clic).

Comme j’avais casé cette séance de Dien Chan entre deux rendez-vous professionnels, j’ai commencé par faire ma femme pressée, stressée et bien stressante. J’ai pas trop le temps, est-ce qu’on peut abréger, faut que j’y aille là, je suis partie, merci, au-revoir. Mais Isabelle n’a pas été désarçonnée du tout et s’est adaptée.
Après quelques explications sur la discipline : le visage est une représentation des organes internes et du squelette, le Dien Chan se pratique essentiellement avec des instruments, elle m’a annoncé qu’on allait travailler un peu mon stress. Bonne idée.

Isabelle a commencé par masser mon visage à l’aide d’une tige en métal avec des gestes précis et répétitifs. Puis une fois le visage « préparé », elle s’est mise en quête de points vivants, des points douloureux se trouvant sur une zone ou schéma de réflexion sur lequel se reflète la partie du corps en souffrance. Au dessus des yeux pour moi et entre mon nez et ma lèvre supérieure. 
Sa tige métallique placée au bon endroit, tout l’appareil nerveux se relâche et la douleur s’estompe immédiatement. En l’occurrence, bye bye mon stress.

Mon avis ? Pour une fois je n’en ai pas vraiment. La séance a été trop courte pour être vraiment efficace. J’ai bien ressentie une légère sensation de détente mais bien trop furtive pour que je vous en dise plus. Et je pense que j’étais plus stressante que stressée pour une fois.
A refaire donc. D’autant plus que j’ai appris depuis que le Dien Chan est particulièrement adapté pour soulager courbatures et blessures des sportifs, c’est pas comme si j’avais couru 17km le week-end dernier…

Je n’avais pas la moindre idée de ce qui m’attendait lorsque j’ai poussé la porte du cabinet de Marion Partat le 14 juin dernier.
Une jeune femme passionnée et souriante, un endroit simple et beau, une méthode de contact douce et destinée à tous. L’essentiel.

Elle ne m’attendait pas, m’a pourtant ouvert sa porte et nous avons parlé un peu d’elle et beaucoup de moi je crois. Ce n’était évidemment pas le but de ma visite. Plutôt l’envie de la connaître, de savoir qui elle était, le besoin de fuir mes pensées surtout la veille d’un jour (clic) si difficile pour moi.
Trente ans seulement et déjà une vie derrière elle. Naissance à Toulouse, des parents médecins, des études de sport qui ne la mènent pas là où elle veut, alors elle bifurque, se forme en réflexologie plantaire à l’Institut international de la réflexologie IIR de Toulouse, apprend les techniques du Amma Assis, de l’Abhyanga, du massage détente-crânien, et s’initie au nursing touch.

Elle comprend vite qu’elle sent avec ses mains là où ça ne va pas, là où elle peut vous soulager, elle me dit qu’elle s’étonne elle-même de ce toucher qu’elle a, qu’elle ne sait pas pourquoi, ni d’où ça lui vient, qu’elle ne cherche pas d’ailleurs. Que tout ça lui apporte énormément de bonheur, qu’elle fait toujours de jolies rencontres, qu’elle est bien là où elle est maintenant. Et que c’est bien là l’Essentiel
Elle m’intrigue, enchaine les étapes de sa vie, ses origines italienne et indienne, ses amitiés, la médecine traditionnelle de ses parents, l’autre plus douce, l’ayurvédique qu’elle a appris à connaître et qu’elle pratique.

Elle est un mélange étrange, à la fois cartésienne et contemplative. Je m’y perds, essaye de la cerner, la questionne sur cette technique qu’elle pratique : le nursing touch. Elle m’explique. C’est une technique qui vient d’Angleterre, qu’on peut traduire littéralement par « le toucher de l’infirmière« , développée dans les services de cancérologie pour soulager la douleur grâce au toucher. Elle me dit qu’elle travaille sur les récepteurs de la peau, que ce n’est pas un massage, plutôt un effleurage frotté, une série de mouvements doux effectués dans un ordre précis, chaque mouvement étant répété un certain de nombre de fois. Une vraie technique structurée en terme de trajet, ordre et pression.

Je l’écoute hésitante. Je ne sais que penser. Elle continue. Me parle de récepteurs sensoriels de la douleur, les nocicepteurs, de fibres sensitives, de conduction plus rapide de la sensation de plaisir. Mes yeux s’embuent, les larmes viennent. Je suis avec Enzo dans la salle de soin, avec Cécile la puéricultrice, elle m’explique pourquoi c’est bien que je le câline, que je le bécote quand elle travaille, que la sensation de plaisir monte plus vite au cerveau que la celle de la douleur.

Je vois Marion me sourire à travers mes larmes, elle me prend la main, me caresse doucement la paume. Je secoue la tête, incapable de dire. C’est inutile de toute façon. Je prends le temps de pleurer.
On reprend rendez-vous.

Je la retrouve après le 15, plus sereine, prête pour une séance de nursing touch.
Je ne saurais décrire le soin, quelque chose entre l’effleurage et le modelage le plus léger qui soit. Une pression d’ensemble qui si je devais la mesurer sur une échelle de 1 à 10 (1 ne représentant aucune pression et 10 une pression douloureuse), serait de 3. Sans que Marion ne modifie jamais cette pression, comme pourrait le faire un kiné sur le passage de ma nuque nouée.
Une formidable expérience  pleine de quiétude.

Marion souhaite orienter sa pratique vers les personnes âgées, pouvoir les soulager, pratiquer pour elles le nursing touch sur un avant bras ou juste une main. Avec de la douceur, du respect, de la tendresse, de la bienveillance et beaucoup de compassion.

L’essentiel (clic)

86, rue Notre dame
33000 Bordeaux

Téléphone : 06-88-77-43-59


 

 

 

 

 

 

 

Isabelle aime les pieds. Tous les pieds, qu’ils soient petits, grands, beaux ou laids, avec ou sans cors, peu importe pourvu qu’elle puisse les manipuler.
J’ai connu Isabelle dans une autre vie, celle où il y avait Enzo. Isabelle avait alors un rêve, celui de faire entrer la réflexologie plantaire à l’hôpital. Au 6D à l’hôpital des enfants. Elle était aide-soignante et moi la maman d’un petit garçon gravement malade hospitalisé trop souvent dans le service dans lequel elle travaillait. Elle avait massé les pieds d’Enzo à la fin d’une toilette un matin et m’avait confié son projet. J’en avais fait un article (clic).

Et puis mon ange s’est envolé et Isabelle a fermé la porte du 6D derrière elle aussi, laissant l’administration à ses lenteurs.
Elle s’est lancée autrement, a monté sa petite entreprise, son propre cabinet de réflexologie plantaire en ville.
J’ai suivi son aventure de loin en loin, par mails interposés ou au fil des commentaires postés ici (sous le pseudo Vent d’est Vent d’ouest), n’osant pas trop approcher celle qui avait connu Enzo et partagé notre intimité. Je redoutais tant de la revoir sans lui.

Et puis une après-midi du mois de juin, à sa demande, j’ai sauté le pas. Je l’ai retrouvé dans ce petit appartement de Bruges, avec vue sur le Lac au coeur du quartier du Tasta, dans un bel endroit à la déco blanche et grise, un joli cocon de douceur, à son image.
On parle de lui évidemment, on se souvient, on sourit, mes yeux s’embuent aussi. Mais je ne suis pas là pour lui, je suis là pour moi. Isabelle veut me faire découvrir cette thérapie naturelle, ancestrale qui la passionne et dont elle a fait son nouveau métier.

Comme je n’ai aucune douleur physique à soulager, Isabelle axe sa séance sur la détente, travaille sur mon plexus solaire et mon diaphragme via les 7200 terminaisons nerveuses et zones réflexe de la plante de mes pieds.
Elle utilise principalement ses deux pouces qu’elle presse contre les différentes parties de mes pieds. Commence par mon pied droit et s’attarde longuement sur mon gros orteil. Elle utilise la technique dite de « la chenille » et s’applique à travailler sur mon système nerveux et sensoriel, ma tête et mes épaules . Elle descend ensuite vers la voûte plantaire – l’abdomen, le foie, l’estomac avant d’arriver au talon – le bassin.

Je lâche prise sans peine, au chaud sous une couverture triple épaisseur, seuls mes pieds dépassent, les yeux fermés, je suis bien.

La séance dure une heure, je prends le temps d’accepter le café qu’elle m’offre après puis la quitte, lui promettant de revenir. Consciente qu’il me faudra encore du temps pour retourner la voir mais certaine que je la reverrai.

Isabelle vous accueillera avec tout le professionnalisme et la douceur qui la caractérisent, les enfants et les ados sont les bienvenus pour des séances plus courtes et toujours en votre présence. Forte de son expérience en soins pédiatriques, elle a naturellement axé sa pratique envers les plus jeunes. Elle exerce également et de manière bénévole au sein de l’association APESEO (activités physiques et soins esthétiques en oncologie) programme national innovant qui vient en soutien aux personnes touchées par la maladie. Elle est diplômée de la Fédération Française de Réflexologie (comme tous les autres praticiens que je vous ai déjà présentés ici), organisme connu et reconnu. Certaines mutuelles remboursent jusqu’à trois séances de réflexologie par an. Autant de gages de sérieux de cette discipline, mise à mal ces derniers temps par l’affaire Tron (sic).

Le site d’Isabelle (clic)

94, rue André Messager
Résidence Chantilly
Bruges

Tel : 06.61.55.08.09

NB : j’ai l’impression que malgré les avaries techniques de ces derniers jours, le blog tourne à nouveau correctement. Et moi aussi…

Il y a son bureau en verre, des préparations d’huiles essentielles qu’elle a concoctées, du blanc partout au mur, au sol, au plafond, une grande fleur qui trône en face de la table de massage. Diane me reçoit ses cheveux noués négligemment, un sourire aux lèvres dont elle ne se départira pas durant toute la durée de notre entretien.

C’est elle qui m’a contactée, l’avant veille. Un mail dans ma boîte comme j’en reçois souvent, m’invitant à une rencontre, une séance de réflexologie. A grand coup de Bonjour Carmel et de Tu qui m’ont laissée hésitante mais curieuse. J’ai accepté de la rencontrer rapidement. Chez elle.

Aussitôt, je lui demande de se présenter. Elle me parle de son autre vie, de celle qui l’a faite ingénieur puis chef d’entreprise mais aussi menée en Chine pour son entreprise d’import-export de bijoux et lui a fait découvrir une autre culture, une médecine douce, ancestrale, sa pharmacopée, ses principes fondamentaux, une manière de vivre qui banalise la réflexologie et fait fleurir les salles de massage à tous les coins de rue où des nuées de petites mains massent pour 3 € seulement les pieds des passants.
Et puis l’année 2008 qui voit sombrer sa petite entreprise. Et elle qui garde le cap, une seule et même question en tête depuis toujours, depuis petite : « à quoi je sers ? »

Eternelle étudiante, avide de connaissances et soucieuse du bien-être de son prochain, elle cherche une formation solide pour apprendre cette pratique manuelle ancestrale chinoise, médecine naturelle qu’elle a vu faire et qu’elle veut faire sienne.

Au terme d’une formation au sein d’un organisme affilié par la Fédération Française de Réflexologie, son diplôme en poche, elle a ouvert en janvier son cabinet, à elle, chez elle. Dans un coin de sa maison, elle a rénové et aménagé sa pièce.

Elle m’invite à m’installer sur la table douillette qu’elle a préparée pour moi, on parle beaucoup. Diane est la spontanéité incarnée, la fraîcheur en plus. Je me livre un peu, je lui dis mon genou, un peu de stress, de la tristesse.
Elle m’enduit les pieds d’huiles essentielles aux parfums mélangés, axera la séance sur l’inflammation de mon genou, le drainage des toxines et tentera de chasser les idées noires.
Ses doigts parcourent mes pieds, des pressions rythmées appliquées sur des zones réflexes lui permettent de localiser mes tensions et de rétablir un certain équilibre. Elle me montre mon orteil, m’explique qu’en cas de tension le geste est facile à reproduire, que je peux le faire seule. Avec une sorte de petit bâton à l’extrémité pointue, elle travaille certaines zones, s’y attarde. Comme souvent, j’ai du mal à lâcher vraiment prise mais je suis bien, détendue. L’impression étrange d’être avec une personne familière. L’échange que nous avons est riche et me fait autant de bien que le massage en lui-même. Je me dis que ce blog m’apporte vraiment beaucoup…

Je quitte le cabinet à regrets, comme en apesanteur, certaine que je reviendrai.

Naturellement, je vous recommande l’endroit. Et Diane!

Diane reçoit pour le moment à son domicile dans le quartier Saint Augustin.
Vous pouvez la joindre au 06 61 19 07 06.

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